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Nettoyage ethnique dans le Haut-Karabakh : quelle perspective après l’offensive réactionnaire de l’Azerbaïdjan ?

Une opération de nettoyage ethnique est en cours dans le Haut-Karabakh. Il faut se solidariser des déplacés, dénoncer l’agression et le plan d’intégration réactionnaires de l’Azerbaïdjan et défendre une véritable politique ouvrière et socialiste d’autodétermination.

Philippe Alcoy


et Irène Karalis

4 octobre 2023

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Nettoyage ethnique dans le Haut-Karabakh : quelle perspective après l'offensive réactionnaire de l'Azerbaïdjan ?

Alors que le nombre de réfugiés venant du Haut-Karabakh ne fait qu’augmenter et a dépassé la barre des 100 000, l’Azerbaïdjan vient d’annoncer son plan réactionnaire pour imposer une intégration forcée à la minorité qui est restée dans la région.

Mardi 19 septembre, l’Azerbaïdjan, avec l’appui de la Turquie, a mené une offensive d’un jour dans la région du Haut-Karabakh. Celle-ci a été qualifiée d’« activité antiterroriste » ayant pour but officiel de ne cibler que « les installations et infrastructures militaires » des forces séparatistes arméniennes au pouvoir dans la région. En réalité, cette opération visait à prendre le contrôle de la région du Haut-Karabakh, majoritairement peuplée d’Arméniens, que ceux-ci appellent « République d’Artsakh », région historiquement disputée entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Ces dernières années, l’Azerbaïdjan avait relancé les hostilités avec une première guerre en 2020, une offensive militaire en 2022 et un blocus économique ces derniers mois du couloir de Latchine, la seule route reliant le Haut-Karabakh à l’Arménie. L’offensive du 19 septembre constitue le dernier coup porté au gouvernement du Haut-Karabakh, à la suite duquel ce dernier a déclaré qu’il était prêt à déposer les armes.

Le président de la République d’Artsakh a ainsi été contraint de signer des accords prévoyant d’entamer des négociations avec l’Azerbaïdjan. Ces dernières ne prévoyaient pas la création d’un statut spécial pour la région, la ligne de Bakou étant claire sur le seul choix offert à la population de la région : fuir ou accepter d’intégrer l’Azerbaïdjan. La stratégie de Bakou pour lancer cette intégration forcée est résumée dans le plan publié par le gouvernement azéri ce lundi à la suite de trois rencontres entre Ramin Mammadov, chargé des contacts avec les résidents arméniens du Karabakh, et des représentants des résidents arméniens dans les villes de Yevlakh et de Khojaly.

Avec ce plan, le gouvernement azéri tente de manier la carotte et le bâton. D’une part, sur le plan du discours, il assure selon le site Jam-News que « l’égalité des droits et des libertés de chacun est garantie, y compris la sécurité de tous. » En amont de l’offensive de septembre, le gouvernement avait pris des mesures en modifiant le Code des impôts pour exempter tous les habitants du Haut-Karabakh d’impôts pendant 10 ans à partir du 1er janvier 2023.

Le plan prévoit également des subventions pour les agriculteurs et des mesures « pour soutenir les activités entrepreneuriales » dans la région. Il assure sur le plan social que les résidents seront « couverts par des prestations, des services sociaux et des programmes d’emploi mis en œuvre dans le domaine social » et sur le plan culturel que « les résidents ont le droit de préserver et de développer leur culture et leurs particularités ethno-culturelles. La liberté de religion, la protection des monuments culturels et religieux sont assurées. Une occasion d’utiliser la langue arménienne est créée. »

Ces mesures visent à convaincre une partie de la population arménienne d’intégrer l’Azerbaïdjan et de ne pas fuir la région pour donner une façade humanitaire au gouvernement du dictateur Aliyev et parer les accusations de nettoyage ethnique. Un monde idéal surtout vendu pour l’image extérieure de l’Azerbaïdjan, qui n’a pas convaincu les dizaines de milliers d’habitants du Haut-Karabakh qui fuient vers l’Arménie. Il est en effet fort probable qu’Aliyev instaure un régime militaire d’exception dans la région. Son plan prévoit de manière plutôt explicite que « les organes du Ministère de l’intérieur assureront la protection de l’ordre public sur le territoire et la sécurité des résidents. »

Pour une immense majorité de la population du Haut-Karabakh, il est impensable d’intégrer l’Azerbaïdjan et de se soumettre au gouvernement Aliyev, à ses lois et à sa police. D’autant plus que si le gouvernement azéri affirme garantir la possibilité d’utiliser la langue arménienne, il est évident que la haine entre les deux peuples engendrée et entretenue par leurs gouvernements respectifs depuis des décennies aurait pour conséquence première la stigmatisation et l’humiliation quotidienne de la population arménienne du Haut-Karabakh. Gegham Baghdasaryan, journaliste dans le Haut-Karabakh et dirigeant du Stepanakert Press Club, écrit ainsi dans Jam-News que pour les enfants arméniens du Haut-Karabakh, être intégrés à l’Azerbaïdjan signifierait devoir apprendre « la langue de la haine, la langue dans laquelle la propagande anti-arménienne est menée depuis des décennies. » Il explique : « ils seront obligés de suivre la matière “Histoire de l’Azerbaïdjan” à l’école, dont le manuel est plein de haine envers les Arméniens et d’humiliation de tout ce qui est arménien. »

En conséquence, au moins 100 000 personnes ont fui la région alors que la population arménienne du Haut-Karabakh était estimée à 120 000 personnes ces dernières années. De cette façon, nous assistons à une politique de nettoyage ethnique qui consiste à vider le Haut-Karabakh d’une partie importante de sa population arménienne. En même temps, pour Bakou il est important qu’au moins une petite partie de celle-ci reste afin de « se couvrir » face aux accusations de nettoyage ethnique.

Pour la population arménienne du Haut-Karabakh, la situation est terrible. Ophélia Haïrapetian raconte ainsi auprès de Sud-Ouest sa fuite suite à l’arrivée des forces azéries sur le territoire : « J’ai pris mes bijoux, c’est tout. Les femmes, les enfants et les personnes âgées, tout le monde est parti avec le premier véhicule trouvé. » Une partie des réfugiés vont à Erevan quand ils y ont de la famille et des proches pour les accueillir. Pour ceux qui n’ont rien, les perspectives d’avenir sont encore plus sombres.

Une Arménie isolée sur la scène internationale

Il est évident que l’agression de l’Azerbaïdjan efface toute perspective d’avenir dans le Haut-Karabakh pour les populations qui y vivaient. Il faut par conséquent dénoncer la politique de reconquête territoriale et d’épuration ethnique profondément réactionnaire menée par Aliyev. D’autre part, l’exode forcé que subit la population du Haut-Karabakh met l’Arménie en difficulté et si le premier ministre, Nikol Pashinyan, a annoncé que le premier devoir du gouvernement arménien était « d’accueillir avec le plus grand soin [ses] frères et sœurs déplacés de force du Haut-Karabakh, et de répondre à leurs besoins immédiats », les 100 000 réfugiés déjà enregistrés dans le pays mettent à l’épreuve les capacités d’accueil d’Erevan qui a annoncé ne pouvoir en accueillir que 40 000.

Pour l’Arménie, la situation est extrêmement difficile d’autant qu’elle est plus isolée que jamais. Dans un communiqué, la Russie a ainsi annoncé sa décision d’abandonner l’Arménie dont elle était l’alliée historique et avec laquelle elle a par exemple des accords militaires. En effet, depuis la guerre en Ukraine, l’Arménie a tenté de se rapprocher des puissances occidentales et a envoyé des signaux de distanciation à la Russie, le dernier en date étant la ratification des statuts de la Cour Pénale Internationale, l’instance ayant émis le mandat d’arrêt à l’encontre de Poutine. En retour, la Russie a laissé faire l’Azerbaïdjan. S’il n’y en a pas encore de preuves, il semble impossible que l’Azerbaïdjan ait pu mener une offensive contre l’Arménie sans l’accord au moins implicite de la Russie, qui joue un rôle de gendarme dans la région depuis plusieurs décennies.

Or, du côté de l’Occident aussi l’Arménie se retrouve isolée : si dans les paroles, les membres de l’Union Européenne et de l’OTAN soutiennent en majorité le gouvernement arménien et ont fait mine d’exprimer leur solidarité avec la population du Haut-Karabakh, la réalité est que ces dernières ont beaucoup trop de liens économiques avec l’Azerbaïdjan pour pouvoir s’engager aux côtés de l’Arménie. En effet, l’Azerbaïdjan est devenu une des nouvelles sources d’approvisionnement de ressources énergétiques pour l’UE depuis que la guerre en Ukraine a éclaté et que les gouvernements européens ont cherché à réduire leur dépendance au gaz et au pétrole russe.

La France est la seule puissance européenne qui semble développer un discours ouvertement en soutien à l’Arménie en raison de ses liens historiques avec le pays mais aussi parce que Paris instrumentalise la situation dramatique au Haut-Karabakh pour viser en dernière instance la Turquie, alliée la plus fidèle de l’Azerbaïdjan qui concurrence les intérêts de la France, notamment en Méditerranée. Derrière les coups de communication autour des convois humanitaires envoyés dans le Haut-Karabakh, la France joue avant toute chose sa partition diplomatique. L’État français démontre chaque jour dans ses colonies tout autour du globe sa conception toute particulière du droit des peuples à l’auto-détermination. Il n’y a aucune confiance à accorder à un Etat qui en Afrique et au Moyen-Orient, déstabilise des Etats, va mener ses guerres sur les autres continents, soutient les régimes les plus brutaux et pousse des centaines de milliers de personne à l’exil et à la fuite, le tout pour le profit de ses multinationales.

Un conflit fratricide, rongé par les rancœurs nationalistes

Cette situation tragique s’inscrit dans la continuité de tensions entre les deux pays et la région du Haut-Karabakh et entre les populations arménienne et azérie.

Ronald Sunny, historien de l’Union soviétique rappelle dans Jacobin, que les traces du mot « Arménie » sont apparues pour la première fois au Ve siècle avant J-C. L’Arménie était à l’époque un grand territoire et a constitué un État dans ce qui constitue aujourd’hui l’équivalent de la Turquie orientale, le Caucase du Sud, et une partie de l’Iran moderne. Il s’agit d’un peuple chrétien dans ce qui est devenu aujourd’hui en grande partie une région musulmane, dans une région qui a constitué « une sorte de plaque tectonique entre une grande partie du Moyen-Orient et de l’Europe. » Il explique ainsi : « C’était un lieu où plusieurs empires majeurs, l’empire tsariste (puis l’empire soviétique), l’Empire ottoman et l’Empire perse sous diverses formes se sont affrontés. » L’Azerbaïdjan est un terme plus récent. Situé dans le Caucase du Sud, il s’agissait d’une région peuplée de musulmans chiites qui parlaient une langue turque et ont été intégrés à l’Empire perse.

Au gré de la guerre civile qui fait suite au processus révolutionnaire dans l’ancien empire tsariste, les deux nations connaissent des formes étatiques éphémères sous la forme de républiques indépendantes avant d’être rattachées à l’Union soviétique. À la chute de l’Union soviétique, sous laquelle les relations entre les deux peuples étaient « relativement pacifiques » sans affrontement ethnique, l’Arménie voit se développer un mouvement nationaliste et anti-communiste, le Mouvement national pan-arménien, dirigé par des intellectuels, qui prend le pouvoir. En Azerbaïdjan, une partie de la bureaucratie de l’Union soviétique a conduit la restauration du capitalisme et s’est maintenue au pouvoir jusqu’à aujourd’hui, Ilham Aliyev étant le fils de l’ancien premier secrétaire du Parti Communiste azéri.

Le Haut-Karabakh est une région d’une superficie de 4400 km2, rattaché en 1921 en tant que région nationale autonome à la République Socialiste Soviétique d’Azerbaïdjan. À cette époque, la région était peuplée à 90% d’Arméniens. En 1988, sous Gorbatchev, la région demande son rattachement à l’Arménie, une revendication qui est soutenue par un mouvement populaire en Arménie, avec un million de personnes qui descendent dans les rues à Erevan. En réponse, des Azéris effectuent un pogrom dans la petite ville industrielle de Sumgait. Gorbatchev décide alors de ne pas rattacher le Haut-Karabakh à l’Arménie. Les tensions s’accentuent et les Arméniens décident de se débarrasser des Azéris. Ronald Sunny explique : « Ils se sont organisés, sans trop de violence, pour déraciner ces personnes, les ont mises dans des camions et les ont envoyées en Azerbaïdjan, où ils vivaient dans des camps de réfugiés et des voitures à bétail. Cela a créé une blessure ouverte de ressentiment, de colère et de haine dans l’opinion publique azérie. »

En 1991, dans la foulée de la chute de l’URSS et l’indépendance de l’Azerbaïdjan et l’Arménie, le Haut-Karabakh proclame son indépendance, validée par référendum à la majorité de la population. L’Azerbaïdjan envoie alors des troupes pour reprendre le contrôle du territoire. À la fin d’une guerre qui aura duré trois ans et fait 30 000 morts et un million de civils déplacés dans les deux camps, Bakou capitule face aux forces militaires du Haut-Karabakh soutenues par l’Arménie et signe un cessez-le-feu. Les forces armées arméniennes occupent à l’époque et pendant près de 25 ans non seulement le Haut-Karabakh mais aussi sept districts qui l’entourent qui étaient peuplés majoritairement par des Azéris.

La reprise du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan constitue donc l’aboutissement d’une guerre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dont les premières victimes ont été les populations de la région du Haut-Karabakh mais aussi de l’Azerbaïdjan. En effet, la politique nationaliste réactionnaire des deux gouvernements n’a fait qu’attiser la haine entre les deux peuples, conduisant à des tragédies comme les pogroms d’Arméniens ou le déplacement forcé de plusieurs centaines de milliers d’Azéris.

L’auto-détermination du Haut-Karabakh a besoin d’une politique ouvrière et socialiste

Pendant des siècles les peuples arméniens et azéris ont cohabité pacifiquement. La réponse apportée au sein de l’URSS ne répondait qu’à moitié à cette question nationale de difficile résolution territoriale (le Haut-Karabakh est un territoire enclavé dans l’Azerbaïdjan sans continuité territoriale avec l’Arménie). En effet, si elle reconnaissait les droits de la population arménienne et leur offrait un statut d’autonomie, cette solution laissait ouverte une importante question : qu’adviendrait-il du Haut-Karabakh en cas d’indépendance de l’une de ces républiques ?

La chute de l’URSS a en effet fait réémerger la question nationale et des courants nationalistes bourgeois ont pris la tête de ces mouvements. On ne peut pas délier le démantèlement réactionnaire de l’URSS du développement de courants nationalistes revanchards agressifs dans ces régions. Ainsi, le conflit du Haut-Karabakh est en quelque sorte un conflit post-soviétique et intimement lié à l’effondrement de l’URSS, qui a libéré plusieurs contradictions politiques et sociales que le régime stalinien avait réussi à contenir moyennant quelques concessions et de la répression.

Au moment de la première guerre des travailleurs arméniens ont dû fuir l’Azerbaïdjan d’une part, quand des travailleurs azéris ont dû quitter l’Arménie. Les politiques d’épuration ethnique, d’expulsions forcées, de conquêtes militaires de territoires entiers ont signifié une catastrophe pour la classe ouvrière, pour les paysans et les classes populaires des deux pays. Le nationalisme réactionnaire d’un côté et de l’autre n’a à aucun moment cherché à répondre à un véritable droit à l’auto-détermination des populations du Haut-Karabakh. De cette façon les victoires militaires des uns préparaient les guerres revanchardes des autres. L’Arménie a occupé pendant près de 25 ans le Haut-Karabakh et d’autres territoires qui l’entourent, et cela n’a pas fait avancer d’un iota l’auto-détermination nationale des populations du Haut-Karabakh. Sa reconquête réactionnaire par Aliyev aujourd’hui signifiera encore plus d’oppression, comme on peut le voir avec l’exode en masse des populations arméniennes.

En effet, l’exode massif des populations arméniennes du Haut-Karabakh est en train de marquer un tournant décisif dans la région où les équilibres ethniques pourraient être altérés de façon durable rendant très difficile toute perspective d’auto-détermination des Arméniens dans la région. Il faut en ce sens construire un mouvement de solidarité internationale et internationaliste du mouvement ouvrier face à ce crime à ciel ouvert que le pouvoir azéri est en train de commettre dans une totale impunité.

Cependant, pour permettre de mettre en place un véritable droit à l’auto-détermination pour les populations du Haut-Karabakh, y compris le droit à l’unification avec l’Arménie, il est nécessaire de mettre hors d’état de nuire les classes capitalistes azérie et arménienne qui agissent pour leurs propres intérêts. Cela implique une politique ouvrière indépendante dans les deux pays qui dans un esprit de fraternité s’attaque à leurs ennemis communs : les bourgeoisies arménienne et azérie, et leurs partenaires réactionnaires régionaux et impérialistes. C’est uniquement comme cela qu’il serait possible de résoudre la question des droits nationaux des Arméniens du Haut-Karabakh, mais aussi celle du droit au retour des Azéris forcés à l’exile par les forces arméniennes dans les années 1990. Il serait également possible de résoudre la question d’un éventuel rattachement du Haut-Karabakh à l’Arménie, tout en cherchant des solutions pour établir une continuité territoriale entre les deux territoires.

Mais remettre en cause le pouvoir des bourgeoisies locales tout en se battant pour le droit à l’auto-détermination implique que la classe ouvrière se batte pour son propre pouvoir, dans une perspective socialiste, profondément internationaliste et de fraternité de classe, en totale indépendance des exploiteurs et oppresseurs. Une fédération ouvrière et socialistes des républiques du Caucase serait la meilleure façon d’assurer en effet les droits nationaux, politiques, économiques et culturels de toutes les populations de la région. Cela n’a rien à voir avec la politique bourgeoise et réactionnaire de conquête d’Aliyev ou avec celle des tendances nationalistes réactionnaires arméniennes.


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