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Privatisation de la SNCF

SNCF. Contre la privatisation et les suppressions de postes, les cheminots manifestent devant IDFM

Ce mercredi, des centaines de cheminots se sont rassemblés devant le siège d’Île-de-France Mobilité pour protester contre la suppression de 500 postes au sein des gares parisiennes. L'occasion de dénoncer, au-delà de la fermeture de nombreux guichets, la privatisation et l'ouverture à la concurrence de la SNCF.

mercredi 16 février

Ce mercredi, des centaines de salariés de la SNCF se sont rassemblés devant le siège d’IDFM, suite à l’appel des syndicats Sud Rail, CGT et Force Ouvrière. Une occasion pour eux de dénoncer la déshumanisation des gares et la destruction du service public, un projet qui ne date pas d’hier pour la direction de la SNCF, et plus largement la privatisation et l’ouverture à la concurrence de la SNCF.

En effet, comme l’explique Anasse Kazib, candidat à l’élection présidentielle, qui est venu en soutien auprès de ses collègues, étant lui-même aiguilleur de train à la SNCF : « Il n’y aura plus d’agents dans les gares, c’est la suite logique de la réforme de 2018. Ils sont en train de démanteler la SNCF pour préparer l’ouverture à la concurrence. La privatisation entraînera encore la casse de nos conditions de travail » avant de préciser « si on s’est battus en 2018, ce n’était pas pour embêter les usagers, mais bien plus, car on savait que ces attaques allaient nous tomber dessus ».

En ce sens, déjà, le 5 octobre dernier, c’était déjà plus de 200 grévistes de chez Transdev, Ratp ou la SNCF qui s’étaient mobilisés devant le siège d’IDFM pour lutter contre l’ouverture à la concurrence. Ainsi, les 500 postes que la direction de la SNCF a annoncé vouloir supprimer, comme le relaye un post Facebook publié par SUD Rail, s’inscrivent directement dans la continuité de ce projet.

De plus, le 2 décembre dernier, les agents commerciaux de la SNCF s’étaient également mobilisés devant le siège de Transilien, à Saint-Denis. Anthony, agent commercial à Gare du Nord, nous expliquait alors que la direction cherchait à supprimer le maximum de postes pour faire des économies, entraînant ainsi la démultiplication des tâches pour les agents restant. Un projet de casse dans l’entreprise qui a pourtant fait 300 millions de bénéfices en 2020, en pleine crise sanitaire, et qui vient de racheter la filiale américaine Pilot Freight Services pour 1,5 milliards d’euros. Malgré cela, la direction de la SNCF ne semble avoir aucune difficulté à continuer de détruire les conditions de travail de ses salariés et, donc, de dégrader également le service public des usagers.

Ainsi, à quelques semaines des présidentielles, pour lutter contre la casse de nos services publics et la dégradation des conditions de travail des salariés, il faudra bien plus que mettre un simple bulletin dans une urne. Pour lutter contre la privatisation il s’agit de commencer dès maintenant, en s’appuyant sur des mobilisations comme celle d’aujourd’hui, à construire un rapport de force qui sera à même de faire plier la direction, bien loin de toutes les promesses que peuvent nous faire les différents candidats à la présidentielle, comme le soutenait Anasse dans son interview. En ce sens, il en a profité pour appeler à se mobiliser largement le 18 février prochain à la RATP pour lutter contre la dégradation des salaires.



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