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Racisme et violences d’Etat

Zemmour candidat des racistes

Zemmour en campagne à Sevran pour l’impunité policière et le droit de tuer

À coups de discours sur le grand remplacement et au chevet des policiers, Zemmour est venu justifier le meurtre de Jean-Paul par un agent de la BAC.

mercredi 30 mars

Crédits photo : BETRAND GUAY / AFP

Samedi, un agent de la BAC a tué Jean-Paul, un père de famille de 32 ans, à Sevran. Touché par balle, il est mort des suites de ses blessures à l’hôpital. S’en sont suivi des nuits de révolte face aux violences policières. Les médias aux ordres ont évidemment servi la soupe des policiers, et Zemmour en a profité pour faire une nouvelle provocation. Le candidat xénophobe notoire a affirmé devant le micro d’un journaliste vouloir « éradiquer la racaille » par tous les moyens possibles et mettant une nouvelle fois en avant son ministère de la remigration.

En visite de soutien médiatique, sous escorte policière, Zemmour est venu marteler une mesure de programme : la présomption de légitime défense pour les policiers ainsi que pour affirmer sa volonté de créer un ministère de la rémigration pour « éradiquer la racaille ». Un permis de tuer en conclusion logique de la théorie complotiste du « Grand Remplacement » à laquelle Zemmour veut faire croire. Une théorie du suprémacisme blanc qui, de Oslo à Christchurch, en passant par Bayonne n’a d’ailleurs jamais mené à autre chose. Zemmour de poursuivre sur Radio Bolloré/Europe 1 que Sevran n’est qu’une « enclave étrangère » sous « autorité morale des imams » pour justifier la mise à mort d’un habitant par la police. Faisant appel cette fois au mythe, largement relayé par la macronie des « territoires perdus de la République » et les « No-go zone » que fantasme l’extrême droite. Un exercice de désinformation et de mensonge auquel est habitué Eric Zemmour.

Cette rhétorique est celle qu’utilise Zemmour pour lancer des attaques contre les habitants des quartiers populaires. Son principe de « préférence nationale » n’est qu’une manière de diviser les classes populaires selon des clivages nationaux et racistes pour mieux souder les classes populaires « françaises » avec la bourgeoisie française, la vraie racaille en col blanc.

Nous envoyons toute notre solidarité à la famille de la victime et affirmons notre condamnation contre ces propos scandaleux qui reflètent parfaitement la droitisation de la politique française et l’islamophobie et xénophobie instauré par les gouvernements successifs, du « karcher » de Sarkozy, en passant par la déchéance de nationalité et les crimes policiers du mandat d’Hollande, jusqu’à la loi séparatisme de Macron. Il faut dès à présent s’organiser afin de constituer un véritable bloc de résistance afin de lutter ensemble contre le gouvernement et sa police.