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Racisme et violences d’Etat

Violences policières

Gare de l’Est : la police gaze des voyageurs qui attendaient le bus après l’annulation de leur train

Samedi 4 juin à Paris, des usagers se sont fait gazer par la police alors qu'ils attendaient depuis des heures des bus de substitution suite aux annulations de leur train. Une semaine après la gestion catastrophique de la finale de la Ligue des Champions, la police fait une nouvelle fois la démonstration de sa violence.

lundi 6 juin

Crédits Photo : Capture d’écran Vidéo Le Parisien

A peine une semaine après la gestion catastrophique de la finale de la Ligue des Champions par le gouvernement français, la pseudo « stratégie de maintien de l’ordre » de la police a de nouveau fait scandale sur les réseaux sociaux. Et pour cause, elle a aspergé de gaz lacrymogènes...
des voyageurs qui attendaient des bus de substitution devant la gare de l’Est à Paris !

Ce week-end, des intempéries ont causé d’importants dégâts matériels dans toute la France, allant jusqu’à entraîner la mort d’une jeune femme à Rouen. À Paris, elles ont entraîné la suppression de nombreux trains, obligeant les voyageurs à attendre des bus de substitution pour pouvoir se déplacer. Les bus étant trop peu nombreux, il était particulièrement difficile pour les usagers d’y accéder et ces derniers ont dû attendre plusieurs heures pour y avoir une place. C’est dans ce contexte que la police s’est soudainement mise à gazer et repousser violemment des voyageurs qui tentait désespérément d’obtenir une place à gare de l’Est.

Dans cette vidéo filmée par le journaliste indépendant Clément Lanot, on entend un policier expliquer à un passager que « les mouvements de foule, ça tue des gens ». Pourtant, Franck, habitant de Seine-et-Marne présent lors de la répression, affirme dans le journal Le Parisien que « les gens en avaient marre et tout le monde voulait sa place dans le bus et ça se bousculait un peu. À un moment, on a vu un gros panache de fumée. C’est un policier qui venait d’utiliser sa bombe lacrymogène. Il y avait foule, mais ce n’était pas violent. On n’a pas vraiment compris la raison. C’est après justement que les gens ont commencé à plus se bousculer, surtout ceux qui étaient touchés et comme désorientés ».

Pour se défendre, la préfecture de Police de Paris a prétexté auprès du Parisien avoir « repoussé la foule » à l’aide de gaz lacrymogènes pour donner la priorité sur les bus aux femmes et aux enfants. Un prétexte ridicule, qui d’autant plus contraste avec le chaos du Stade de France la semaine dernière, où la police à fait usage de gaz y compris sur des enfants pour disperser la foule.

Mais ce scandale met également en lumière le manque de moyens criants à la SNCF auquel le gouvernement n’a qu’une seule réponse à apporter, à savoir la répression policière. Comme l’expliquait Anasse Kazib sur Twitter : « ils ont cassé nos emplois depuis des années et pire depuis la réforme ferroviaire, il y a du sous-effectif et manque de moyens partout ». Il faut ainsi continuer de défendre un véritable service public du ferroviaire qui permettrait d’instaurer des alternatives de transport dans ce type de situation et dénoncer la répression systématique dont se sert le gouvernement Macron.



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