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Palestine

Entretien avec Melisa Trad : « Nous assistons à une punition collective du peuple palestinien »

Plus de trois semaines après le début des bombardements israéliens sur la bande de Gaza, nous nous sommes entretenus avec Melisa Trad, journaliste spécialisée en sécurité internationale, qui a travaillé pendant sept mois comme correspondante en Palestine et qui a dû être rapatriée très récemment.

3 novembre 2023

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Entretien avec Melisa Trad : « Nous assistons à une punition collective du peuple palestinien »

Crédits photos : La Izquierda Diario

[Traduction d’un article de notre média équivalent en Argentine, La Izquierda Diario]

Cela fait plus de trois semaines que des militants du Hamas ont franchi le mur de séparation pour attaquer des positions militaires et civiles israéliennes. Pour comprendre les racines des événements actuels, pour connaître en profondeur la situation des Palestiniens d’hier et d’aujourd’hui, mais aussi pour comprendre la manière dont cette question est traitée dans les médias, nos correspondants argentins se sont entretenus avec Melisa Trad. Journaliste spécialisée dans la sécurité internationale, elle détient une connaissance de première main sur la situation en Palestine.

S.M. : L’offensive israélienne sur Gaza dure depuis plus de trois semaines. Quelle est votre évaluation de la situation à ce jour ?

M.T. : Ce que nous voyons c’est que, depuis trois semaines, Israël bombarde sans relâche la bande de Gaza et commet crimes de guerre sur crimes de guerre. Plus de 8000 Palestiniens sont morts, dont plus de 3000 enfants. Quand on dit ça, c’est pour comprendre qu’Israël n’attaque pas le Hamas. En réalité, Israël balaie Gaza. Il tue des journalistes, des travailleurs de l’ONU, des femmes, des enfants. On se trouve actuellement dans un moment de grande urgence pour arrêter ce massacre par Israël au-delà de tous les événements du 7 octobre, que nous condamnons bien sûr et qui étaient vraiment barbares. Une attaque terrible contre la population israélienne. Certes la population mérite justice, mais ce à quoi nous assistons en ce moment, ce n’est pas la justice, c’est la vengeance et la punition collective du peuple palestinien.

S : Vous étiez sur place avant les évènements du 7 octobre. Pouvez-vous nous dire ce qui se passait en Cisjordanie et dans les territoires qu’Israël occupe aujourd’hui ?

M : Oui, j’ai couvert le terrain en tant que journaliste pendant sept mois au total. J’étais là lorsque l’attaque du Hamas s’est produite. Je me rendais dans la région pour la première fois, je venais d’obtenir mon diplôme en communication. J’avais étudié le conflit, mais en arrivant sur les lieux j’ai été estomaquée de ce que j’ai vu. Peu importe combien on a lu et compris ce que les accords d’Oslo ont établi, ce que sont les zones A, B et C… Quand on arrive sur place et que l’on voit la réalité des contrôles militaires, la manière dont la population palestinienne est traitée, et ce que cela signifie de vivre sous occupation ; tout cela créé une colère très importante.

En Cisjordanie, certes la crise humanitaire n’atteint pas le niveau de la bande de Gaza, mais l’occupation est visible à bien des égards. Pour moi qui venait d’un pays à la pointe des droits de l’homme, j’ai été très choquée. Il m’est arrivé, par exemple, de devoir monter dans un bus qui va de la Cisjordanie à Jérusalem - en sachant que certains Palestiniens sont nés à Jérusalem et Israël ne leur permet pas de s’y rendre. Sur la route, il y a un poste de contrôle militaire en plein milieu qui prend beaucoup de temps. Des jeunes hommes du service militaire israélien y montent, âgés de 18, 19 ou 20 ans, super armés, intimidant toute la population. J’ai pu voir la manière dont ils ont hurlés, non pas sur un potentiel terroriste qui menacerait la sécurité d’Israël, mais sur une petite vieille qui voulait traverser avec son sac d’oranges. C’est ce que vous voyez quotidiennement lorsque vous passez ces contrôles militaires. Ce que j’ai ressenti illustrait totalement ce que de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme dénoncent depuis des décennies. Pourtant, de nombreux gouvernements ne veulent pas reconnaître le fait qu’Israël établit un système d’apartheid dans cette région. Et il n’y a rien de plus tangible que de raconter que moi qui suis étrangère, qui suis ici avec un visa de touriste, je peux continuer mon voyage dans un bus alors qu’ils font descendre toute la population palestinienne…

Ceci n’est qu’un exemple de ce que l’on voit tous les jours. Car bien sûr, nous devons parler des situations les plus violentes, des situations avec les colons, de la démolition des maisons palestiniennes… En d’autres termes, il y a tant de tragédie dans cette histoire et tant de noirceur que je trouve très triste que nous laissions de côté cet aspect de ce qui se passe, celui de la colonisation en Cisjordanie.

S : A part celle que vous venez d’évoquer sur les checkpoints entre Jérusalem et la Cisjordanie, avez-vous d’autres exemples à raconter ?

M : Un jour, un homme m’a montré un petit pot, dans lequel se trouvait un morceau de cactus. Il m’a raconté que son père avait été déplacé lorsque l’État d’Israël a été créé [en 1948]. Celui-ci a dû quitter sa ville natale, aller ailleurs et tout laisser derrière lui. De nombreuses mères palestiniennes disent cette phrase à leurs enfants : « ils l’ont prise meublée ». Cela signifie que les Israéliens n’ont pas seulement pris leur terre, ils n’ont pas seulement conquis leur territoire : ils ont pris les maisons telles qu’elles étaient, les meubles, les objets qu’ils utilisaient. C’est ainsi que ces gens ont dû fuir. L’homme qui me montrait cette petite plante m’a dit que très récemment, pour la première fois, il avait pu se rendre dans le village - avec un permis, puisque c’est maintenant un territoire contrôlé par Israël. Il avait enfin pu se rendre à l’endroit duquel son père avait été déplacé et il avait apporté un petit morceau de cactus ; l’une des rares choses qui restaient.

À l’époque, dans les villages arabes, au lieu de diviser les parcelles avec des murs, on installait souvent des rangées de cactus. C’est à cela qu’on reconnait les village arabes desquels les gens ont été déplacés, lorsqu’ils sont à l’état de ruine : aux fragments de rangées de cactus.

S : C’est très intéressant. Je me souviens avoir été, par exemple, dans le camp de réfugiés d’Aida, à Bethléem, où se trouve la plus grande clé du monde. C’est un énorme symbole des Palestiniens, car ils conservent les clés des maisons où ils ont été déplacés et se les transmettent de génération en génération...

M : Oui, littéralement, la clé est le symbole du droit au retour. Rappelons que lors de cette création, en 1948, plus de 750 000 Palestiniens ont dû quitter leurs maisons. Ils ont été chassés, leur vie était en danger, ils ont dû quitter ces villages et souvent la seule chose qu’ils ont pu emporter avec eux, c’est cette clé qui se transmet de génération en génération dans l’espoir qu’un jour ils reviendront chez eux. Cela existe à tel point que la clé est une sorte de symbole à l’entrée du camp de réfugiés d’Aida. Car pour eux, il s’agit du droit au retour. Un droit également consacré par le droit international. En d’autres termes, la question se pose au-delà du fait que l’État d’Israël est reconnu, bien que dans les limites de la guerre d’avant 1967, et non dans les limites des territoires qu’il a occupés par la suite. Le droit international établit également que toutes les personnes qui ont été expulsées de leurs terres en 1948 avec la création de l’État d’Israël - pendant la Naqba -, ont le droit de revenir. Et si ce droit n’est pas respecté, ils ont au moins le droit d’être indemnisés. Nous sommes loin de voir ce droit respecté.

S : Je voulais juste vous demander comment les médias traitent ce qui se passe en Cisjordanie, où, alors que les bombardements et l’incursion terrestre à Gaza retiennent à juste titre toute l’attention, il y a une incursion très importante dans le période en Cisjordanie. Je pense que de manière générale, elle s’était aggravée depuis que Benjamin Netanyahou est revenu au gouvernement avec Ben G’vir, un religieux d’extrême droite, beaucoup plus agressif, un colon très nationaliste. Mais ces jours-ci, les avancées dans ce sens sont bien plus importantes que ce qui avait déjà été accompli.

M : Nous devons commencer par dire qu’il s’agit d’une des grandes réalités du conflit aujourd’hui. L’une des grandes stratégies d’occupation de ces dernières décennies est la construction de colonies israéliennes. Ces colonies sont des sortes de quartiers ou de villes sur le territoire qui est aujourd’hui palestinien.

Nous ne parlons même pas des territoires d’où les Palestiniens ont été déplacés à la suite de toutes les guerres qui ont eu lieu. Mais ces colonies sont construites là où se trouve aujourd’hui le territoire palestinien. C’est pourquoi, lorsque nous regardons une carte des territoires palestiniens, nous constatons que la Cisjordanie comporte de nombreuses parcelles. Tout cela est difficile à comprendre, mais il s’agit précisément de la façon dont un territoire qui, en théorie, devrait être aujourd’hui entièrement palestinien, commence en fait à être occupé par ces, comme je l’ai dit, petits quartiers ou villes qu’Israël est en train de construire. Des citoyens israéliens, souvent des extrémistes de la communauté juive, qui se rendent dans ces territoires parce qu’ils estiment avoir un droit biblique, un droit religieux à s’y trouver. Ces colonies sont illégales au regard du droit international, les Nations Unies l’ont expressément déclaré.

En outre, les conventions de Genève stipulent qu’une force d’occupation, c’est-à-dire Israël, ne peut pas déplacer sa population dans un territoire occupé. Le gouvernement Netanyahou et Ben G’vir ouvrent une nouvelle phase dans cette affaire. En effet, les colonies israéliennes se sont étendues au fil du temps et, dernièrement, cette expansion a été très importante. Celles-ci existent non seulement avec l’approbation du gouvernement israélien, mais aussi avec sa protection. C’est-à-dire que non seulement les colons sont dans cette situation illégale, mais aujourd’hui, les colons se trouvent dans le gouvernement de coalition d’extrême droite en Israël.

Cela a évidemment encouragé non seulement l’expansion de cette colonisation, mais aussi une multiplication de la violence. Les colons israéliens sont généralement lourdement armés ; ainsi, il est toujours constaté beaucoup de violence autour de ces colonies israéliennes. À la fois, de la part des colons qui cherchent à intimider la population, ou encore de la part de certains Palestiniens qui tentent de pénétrer dans ces colonies. Cette violence s’est accrue avant l’attaque du Hamas le 7 octobre.

Beaucoup de choses s’y déroulent et s’y sont déroulées, et pourtant, après l’attaque du Hamas et la réponse d’Israël en bombardant Gaza, personne ne s’intéresse à la Cisjordanie parce qu’elle n’est pas un front de guerre pour l’instant. Je veux dire qu’il n’y a pas de roquettes qui tombent en Cisjordanie. En revanche, on constate une augmentation très nette de la violence des colons israéliens à l’égard de la population palestinienne. Depuis l’attaque du Hamas jusqu’à aujourd’hui, plus de 100 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie en trois semaines. Ces morts sont souvent des meurtres directs de palestiniens par les colons israéliens, ou bien le résultat d’affrontements avec l’armée israélienne. Nous voyons ce qui s’est toujours produit dans ce conflit : il y a peu de temps, un garçon de 15 ans jetait des pierres sur les soldats israéliens, qui lui ont tiré dessus. Des vidéos montrent comment le garçon a été tué et le père, qui a essayé d’intervenir pour l’aider, a été grièvement blessé.

Ce ne sont pas seulement des images terribles, ce sont des images que nous avons vues avant l’attaque du Hamas et qui expliquent pourquoi il y a une si forte tension entre ces populations et pourquoi il est nécessaire que la sortie de cette situation ne soit pas plus de violence et plus de militarisation.

S : Je me souviens de l’époque où je faisais partie d’une organisation d’Israéliens qui protégeaient les bergers de la violence, comme vous le dites, des colons. Vous pouvez voir qu’il y a des parties plus urbaines, comme Hébron, Naplouse, mais il y a aussi les villages, qui sont un peu plus éloignés, qui sont vraiment petits. Je me souviens que nous allions à Masafer Yatta, dans le sud. Il y avait un de ces Israéliens, vétéran de la guerre du Liban, qui avait rompu avec le sionisme. Il m’a dit qu’il avait eu une grosse crise parce qu’il avait commencé à voir tout ce qu’il avait fait, ce que l’armée fait, ce que l’État fait, et que cela lui avait coûté beaucoup, parce que psychologiquement, il disait que l’armée était comme un grand endoctrineur de la société israélienne. Cela m’a vraiment choqué parce qu’il parlait et qu’on pouvait voir qu’il avait des souvenirs de tout cela. Je voulais vous demander si vous pouviez me parler un peu du rôle de l’armée en tant que formateur idéologique de l’État d’Israël.

M : Elle joue un rôle énorme parce qu’en Israël, le service militaire est obligatoire. Tous les jeunes y passent, hommes et femmes, à quelques exceptions près. Je ne pense pas que cela signifie que tout le monde est d’accord. Mais la réalité est qu’il s’agit d’une société très militarisée.

Nous devons maintenant traiter la question la plus difficile, mais il y a beaucoup de gens qui oeuvrent pour la paix, des deux côtés. Ce sont ces personnes qui souffrent le plus lorsque des événements comme l’attaque du Hamas du 7 octobre et les représailles israéliennes qui s’ensuivent se produisent. En effet, tous leurs efforts sont très affaiblis et leur propre société fait pression sur eux précisément pour qu’ils cessent de militer pour la paix.

Dans ce contexte, il existe, par exemple, des expériences d’écoles qui rassemblent des garçons des deux côtés, et des garçons et des filles des deux côtés. Des écoles internationales, certaines à Jérusalem et d’autres à Tel Aviv, et j’ai interviewé des gens qui ont obtenu leur diplôme de ces écoles. Je peux vous dire que c’était une expérience unique, car à l’école, ils ont établi des relations avec des personnes de l’autre côté, ce qui génère évidemment un espace pour l’empathie et la compréhension de la manière dont le conflit est perçu de l’autre côté. Et pour moi, c’est une sorte de premier pas vers la paix. Cependant, on dit souvent que ce qui se passe, c’est qu’après avoir quitté ces écoles, garçons et filles d’Israël sont appelés à effectuer leur service militaire. Alors ces relations et ces liens qui avaient commencé à se former avec des personnes de l’autre côté à l’école se brisent souvent. Pas toujours, mais dans de nombreux cas, car soudainement, c’est votre ancien camarade qui est au poste de contrôle militaire et contrôle qui passe.

Sans parler des circonstances de guerre comme celles que nous vivons actuellement. Évidemment, Israël fait face à un environnement très hostile, et au fil des ans, ils ont clairement créé tout un système de sécurité pour protéger leur survie, comme ils le disent. Mais cela conduit à des visions terribles où l’autre est complètement déshumanisé. De cette façon, on en vient à entendre par les autorités que les Palestiniens sont des animaux et qu’ils seront traités comme tels…

Cette déshumanisation est fortement présente dans l’armée, et même dans les médias. En faisant ma maîtrise en sécurité internationale en Europe, j’ai côtoyé beaucoup de personnes de ce domaine. Ce qui m’horripile, c’est de voir comment ces secteurs en sont venus à se déshumaniser. Même en Argentine en ce moment, nous entendons ces experts militaires, qui n’ont aucune capacité à ressentir de l’empathie pour le fait que nous parlons de vies humaines. Ils se concentrent sur la stratégie pour justifier ce qu’Israël fait actuellement. Pour moi, c’est comme bloquer son esprit à la réalité que de l’autre côté, il y a des êtres humains qui souffrent de cette guerre pendant que vous donnez votre avis sur un plateau de télévision à Buenos Aires.

S : Je voulais justement te demander cela et exprimer notre solidarité avec ce que tu as vécu à LN+ et América [médias populaires en Argentine]. Comment est traité ce sujet dans les médias ? Quelle est ton opinion et comment lutter selon toi ? Car le combat existe non seulement dans les médias, mais aussi dans la société argentine dans son ensemble, et, comme tu l’as dit, à l’échelle mondiale.

M : Oui, je pense que ce que nous voyons dans les médias est terrible, et je dirais même qu’en Argentine, cela se produit de manière beaucoup plus intense que dans d’autres pays. Il y a un niveau de violence médiatique très élevé sur le sujet. À mon avis, malheureusement, il y a un refus de montrer les deux côtés de la question. En tant que journaliste, je ne pense pas que mon rôle soit de dire aux gens ce qu’ils doivent penser. Je ne pense pas que les gens soient crédules. Je pense que nous devons présenter les faits et laisser les gens former leurs propres opinions. Le problème c’est que les médias, en particulier les médias dominants, créent une narration totalement unilatérale en faveur de l’État israélien. Il n’y a même pas de nuances, pas de maquillage, rien. Aujourd’hui, c’est une croisade en faveur de l’État d’Israël, pour défendre ce qu’Israël fait en ce moment, sans jamais condamner les massacres qu’il perpètre - sans parler des crimes de guerre.

Dès le début, lorsque j’ai commencé à faire des reportages depuis la Palestine lors de l’attaque, les médias me poussaient immédiatement à condamner l’attaque du Hamas. Cela ne me posait aucun problème, car pour moi, il était évident de dire : « Ce qui vient de se passer est horrible, nous sommes horrifiés par les images de l’attaque du Hamas. » Je peux même vous dire que de nombreux Palestiniens sont également horrifiés par ces images.

S’ils essaient immédiatement de vous piéger avec ça - et je le réitère, je condamnais les actes du Hamas dès le premier instant -, personne ne les piège à eux en disant : « Israël commet des crimes de guerre, justifiez-vous le massacre de plus de 3 000 enfants après l’attaque du Hamas ? ». Je pense que ce discours unilatéral est très grave et qu’il témoigne d’un manque total d’éthique journalistique. Dans les interviews, on m’a souvent manqué de respect, mais cela va au-delà de ma situation personnelle.

Nous, les journalistes de "l’intérieur" (je viens de San Juan), avons malheureusement cette expérience avec les journalistes de Buenos Aires. Mais dans cette situation, le manque de respect était complètement flagrant. Beaucoup de gens me rétorquaient : « Alors pourquoi tu vas sur ces chaînes ? ». Mais en tant que journaliste, il m’arrive de penser que parfois, il faut briser les barrières. Parce que sinon, nous restons à discuter entre ceux qui partagent le même avis, or il faut atteindre de nouveaux publics. Le fait est qu’on ne peut pas non plus atteindre de nouveaux publics avec un tel niveau d’attaques médiatiques. Là où vous ne débattez même pas d’idées. Mais je pense que, en tant que journalistes en général, nous devons exiger des conditions de respect de base pour tout débat. Il est primordial que les gens aient connaissance de tous les faits pour qu’ils puissent ensuite décider de condamner ou de ne pas condamner. Qu’ils sachent ce qu’il se passe, et qu’ils sachent que cela n’a pas commencé le 7 octobre.

S : Très bien ! Voulez-vous ajouter quelque chose ?

M : Merci de m’avoir offert cet espace de discussion. Continuez à chercher des informations auprès de sources crédibles. Parfois, ces sources ne sont pas nécessairement des entreprises de presse, parfois ce sont des journalistes indépendants. Les journalistes ont beaucoup plus de liberté sur leurs réseaux sociaux que dans les médias où ils travaillent, donc si vous voulez me suivre, je suis Melisa Trad sur Instagram, Twitter, Facebook. Continuez à chercher à comprendre que les choses sont toujours plus complexes ; dès le moment où l’on vous présente une guerre comme un match de football entre Boca et River, quelque chose de bizarre se passe. Il n’y a pas de « tout noir/tout blanc » quand il s’agit de situations aussi complexes impliquant des peuples depuis des décennies.

S : Merci beaucoup, c’était très intéressant. Beaucoup de courage pour la suite !

M : Merci à vous.


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