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Politique

75.000 personnes dans les rues selon la CGT Bouches-du-Rhône

Marseille. Grosse manif suivie d’une forte répression à Castellane et St-Charles

Plus de monde que lors de la mobilisation du 9 mars mais un léger tassement par rapport au 31. Marseille et son bassin industriel ont néanmoins répondu massivement présent pour cette nouvelle journée de grève et de mobilisation.

jeudi 28 avril 2016

Correspondant

La préfecture a eu le culot de chiffrer très précisément à 4800 le nombre de manifestants qui aurait défilé aujourd’hui entre le Vieux-Port et Castellane. Considérant que les départs se sont échelonnés entre le milieu de la matinée et midi, c’est bien entendu beaucoup plus de monde qui ont défilé dans les rues de la cité phocéenne.

La fac Saint-Charles et plusieurs lycées étaient bloqués, mais c’est surtout les salariés qui ont répondu présent à l’appel de l’Intersyndicale. On retiendra notamment un fort cortège FO de territoriaux, dont la direction marseillaise est pourtant connue pour sa grande « retenue » lorsqu’il s’agit de manifester, mais également une grosse présence cégétiste, avec des secteurs tournant aujourd’hui au ralenti, à Fos-sur-Mer notamment, que ce soit dans la pétrochimie ou la métallurgie et sidérurgie. La RTM, les transports marseillais, était partiellement bloquée en raison du mouvement de grève.

Arrivée aux abords de la Place Castellane, l’AG de lutte marseillaise qui avait annoncé son intention de poursuivre par le boulevard Baille s’est heurté à plusieurs cordons de CRS. Rejoints par Solidaires et des jeunes pour une opération de blocage de l’économie, les manifestants ont été matraqués sans ménagement. Dans leur zèle, les flics n’ont pas hésité à casser le pare-brise d’un fourgon de Solidaires alors qu’un militant de Sud a été blessé à la trachée par un tir de flashball. Transféré aux urgences, ses jours ne seraient pas en danger.

Refluant par la suite en direction de la Gare Saint-Charles en traversant la ville, plusieurs centaines de manifestants ont tenté d’occuper les voies SNCF. C’est à ce moment-là notamment que la police a procédé au gros des quelque 60 interpellations qui ont émaillé la journée.

En dépit des violences policières de fin de manif, dans le cadre de cette journée de mobilisation réussie, en présence d’un front syndical uni et d’une dynamique qui est loin d’être fléchissante, les manifestants se sont donnés rendez-vous dimanche, pour le Premier Mai, pour continuer à faire entendre leur radicale opposition à la Loi Travail.



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