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Victoire de la grève des cheminots du Bourget : « la lutte a payé, il faut lier retraites et salaires ! »

Cette semaine nous avons appris la victoire et la signature du protocole de fin de conflit des aiguilleurs du Bourget après 4 mois de lutte. Retour avec Anasse Kazib, sur la « méthode Bourget » qui a combiné grève pour les salaires et pour les retraites. Dans un moment d’impasse stratégique du mouvement des retraites, nous avons cherché à connaître les dessous de cette victoire.

Anasse Kazib

19 avril 2023

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Victoire de la grève des cheminots du Bourget : « la lutte a payé, il faut lier retraites et salaires ! »

Crédits photo : Révolution Permanente

RP : Les aiguilleurs du triage du Bourget ont suivi un mouvement de grève atypique, de décembre à avril. Avant de revenir sur ce que vous avez gagné, peux-tu revenir sur les étapes de cette grève ?

Anasse Kazib : Depuis le Covid, il y avait une colère profonde qui commençait à émerger sur le secteur. Nous avons fait partie de ces fameux « héros » de la seconde ligne, comme nous appelait Macron à la télé. Cette période nous a tous marqué au fer rouge, on nous a dit « fermez-la, vous êtes essentiel à la vie de la nation ». Mais à l’heure des comptes il n’y avait plus de héros, juste des patrons qui continuent à nous exploiter comme toujours.

Avec l’explosion des prix et la dégradation de nos conditions de travail à la SNCF, le ras-le-bol a augmenté. Lorsque vous allez au boulot pour être le 10 du mois en galère, cela ne peut qu’engendrer l’envie de se battre. Avec la grève des raffineurs en octobre, puis le mouvement des contrôleurs en décembre on espérait que ça démarre partout dans le pays ou a minima à la SNCF, surtout avec l’annonce des 2,4 milliards de bénéfice. Mais les directions syndicales ont botté en touche, alors qu’il y avait une véritable fenêtre de tir. Donc nous avons décidé à notre échelle de ne pas accepter la situation sans nous battre.

Ce n’est pas notre première grève au triage du Bourget (et ce ne sera sûrement pas la dernière), nous avons fait un premier mouvement local en 2015, puis en 2017 qui a été victorieux aussi. Mais il y a eu énormément de turn-over et un vrai changement générationnel. Il fallait penser une tactique qui permette de mettre dans la bataille le plus de collègues et même les nouveaux embauchés, avec moins de tradition de la grève.

On a opté pour des débrayages de 59min en milieu de service, au moment de ce qu’on appelle chez nous « la pointe », là où il y a le plus de trafic. Avec les procédures de cessation et de reprise du service, cela correspondait à presque 3 heures d’arrêt des circulations par service. En janvier, faute de réponse de la direction, on est monté d’un cran et on est passé à deux débrayages de 59 minutes par service, pour paralyser encore plus. Pour avoir une idée de l’impact, c’est plus de 1000 heures de retards cumulés sur les trains et des centaines de suppressions, juste en un mois et la grève a duré de décembre à avril, je vous laisse imaginer.
 
C’était une méthode qui permettait beaucoup d’impact et peu de perte de salaire. En plus de ça, on a mis en place une caisse de grève afin de montrer au patron qu’il ne nous tiendrait pas par les pertes salariales. Avec le démarrage de la réforme des retraites, cela nous a permis de commencer à partir en grève sur des journées entières, de se retrouver et de durcir le mouvement au-delà des débrayages en milieu de service. Nous sommes donc partis massivement en grève reconductible dès le 7 mars, et nous avons tenu des taux de grévistes historiques après parfois 25 jours de grève. La première semaine, c’était plus de 70% des services qui étaient fermés et le reste tenu par la direction.

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RP : Vous avez gagné sur des revendications locales, qu’est-ce que vous avez obtenu ?

AK : Cette lutte nous a permis d’obtenir en tout l’équivalent d’une prime pouvoir d’achat entre 1400€ et 1800€ en fonction des agents. Certaines indemnités locales sont augmentées, et on a obtenu un budget de 20.000€ pour que les agents achètent ce dont ils ont besoin pour améliorer leurs conditions de travail. Nous avons aussi obtenu la création d’un poste d’agent de maîtrise et des priorités d’embauches pour combler les manques d’effectifs.

Quand on fait la moyenne avec les indemnités qui vont être versées nous arrivons pour de nombreux agents jusqu’à 2000€ de plus sur l’année 2023 et en moyenne à 1500€. C’est plus d’un mois de salaire qui vient d’être obtenu pour 80 agents et aussi des augmentations pour les nouveaux embauchés. Ce sont des acquis importants, dans une période de reflux de la grève sur les retraites, car dans notre secteur on a pu arracher ces augmentations. Un collègue m’a dit, « je n’avais pas prévu de partir en vacances avec la crise, mais là je pense que je vais pouvoir partir avec mes gamins cet été ». C’est une satisfaction immense d’entendre cela.
 
Mais par-dessus tout, nous avons réussi à constituer une équipe solide, avec toute une nouvelle génération qui a repris le travail avec la tête haute, consciente que le combat n’était pas simple, mais que la lutte a payé. C’est un acquis important pour les prochaines batailles. Ce jeudi il y a la journée cheminote et quasiment tous les collègues sont déjà sur le pied de guerre, cela montre que les victoires ouvrent des aspirations nouvelles.
 
Notre seul regret, est que nous nous battions pour de véritables augmentations pérennes, sur lesquels la direction n’a pas cédé. Mais nous savons que s’il faut reprendre la lutte nous le ferons. Nous avons déjà gagné en 2017, nous avons gagné aujourd’hui, nous pourrons gagner demain. Mais il est clair qu’il faut un véritable plan de bataille pour les salaires aussi, car les luttes locales mêmes si elles sont importantes, ne suffisent pas pour arracher des augmentations ou l’indexation des salaires sur l’inflation. Je considère qu’il y a largement l’espace pour arracher des nouveaux acquis pour tous les travailleurs de ce pays.

RP : Votre grève a donc combiné revendications sur les salaires et sur les retraites. Comment mener ces deux combats de front ?

AK : Ca s’est fait naturellement. Quand tu es sur le terrain ce n’est pas possible de lutter uniquement sur la réforme, alors que tous les jours la vie est plus chère. Nos salaires vont de 1500€ à 2500€ pour les plus anciens. Pourtant on travaille en 3x8, 3 week-ends sur 4 et les jours fériés. Nous avons la responsabilité de la sécurité ferroviaire, pour 1500 balles ! Ce n’est pas possible de concevoir une lutte sans parler aujourd’hui des salaires et des conditions de travail.

En plus, la plupart des collègues sont nés après 1973 [date d’application de la réforme Touraine avant l’accélération prévue par la réforme des retraites actuelles], donc pour nous les 43 annuités de cotisation étaient déjà prévues. Le simple retrait de la réforme ne peut pas être suffisant, en l’état actuel on devrait déjà partir pour la plupart à 64 ou 66 ans. Face à ça, il faut des mots d’ordre offensifs, se battre pour la retraite à 60 ans et 55 ans pour les métiers pénibles. C’est indispensable pour massifier la grève ! Et pour faire le pont avec le quotidien, il faut évidemment se battre pour les salaires.
 
Nous sommes la démonstration avec cette victoire que c’était largement possible, d’obtenir des choses sur les salaires. Imaginez si 80 cheminots ont réussi à obtenir jusqu’à 2000€ pour l’année 2023, qu’est-ce que nous aurions pu obtenir pour l’ensemble des travailleurs ? Dans de nombreuses boîtes, des salariés ont hésité à faire grève pour les salaires ou pour les retraites. Ils ont calculé quelle part de jours perdus ils pouvaient consacrer à l’un ou l’autre, parce que l’intersyndicale expliquait qu’il ne fallait pas mélanger les mots d’ordre. Ici aussi, mes collègues au départ se demandaient si la grève contre la réforme des retraites n’allait pas faire disparaître les revendications locales que nous avions. Mais il a fallu les convaincre de l’importance de s’investir pleinement dans les deux combats et qu’au contraire il n’y avait pas de victoire possible si les patrons n’étaient pas mis à la défensive par le mouvement de masse.

Par ailleurs, cet élargissement des mots d’ordre a aussi permis de tenir la reconductible sur les retraites, notamment pour des camarades à qui la retraite semble quelque chose de très loin. Je pense par exemple à un camarade de 33 ans, non syndiqué, qui a fait 41 jours de grève reconductible sans aucune reprise, alors qu’il ne partira pas avant 65 ans avec ou sans cette réforme. Je pourrais vous citer de nombreux cas comme lui de collègues qui ont fait 20 jours et plus de grève reconductible alors qu’ils n’ont même pas la trentaine.

En définitive, c’est un peu notre « méthode Bourget » qui a permis de les motiver à faire des efforts comme cela et au final ils ont vu que la lutte paye, même si sur le mouvement national les choses sont plus difficiles.

RP : Qu’est-ce que tu entends par cette « méthode Bourget » ?

AK : C’est le fait d’avoir mis au centre de la grève la question de l’auto-organisation. La grève doit être organisée par ceux qui la font ! Nous on veut tout le pouvoir aux grévistes, ça veut dire aussi penser toutes les difficultés ensemble pour surmonter les obstacles. Quand on lutte, il y a des syndiqués, des non-syndiqués tout le monde doit avoir la même voix au chapitre. On ne fait pas des luttes pour faire des « cartes » syndicales, mais pour gagner véritablement. La seule motivation que nous avons c’est d’arracher des acquis et faire avancer la conscience des travailleurs. Par exemple, pour chaque rencontre avec la direction on élisait une délégation mixte avec des cheminots non syndiqués.

Chez nous, les assemblées générales sont de véritable moment d’échanges et de décisions. On pense tous les détails de la grève pour tenir et gagner. De là on a attaché énormément d’importance à la caisse de grève. Dès le démarrage du conflit nous avons commencé à collecter de l’argent. Pour nous la caisse de grève c’est un outil pour tenir la lutte. J’insiste sur cela, tenir la lutte et pas juste récupérer un peu d’argent à la fin de la bataille. Une caisse de grève doit être utile dans le moment pour faire plier le patron et le gouvernement, après c’est trop tard. Alors bien sûr quand vous avez perdu de l’argent et que vous arrivez à prendre un petit chèque pour payer quelques courses, il ne faut pas cracher dessus. Mais nous avons une conception différente et qui participe à faire que les agents tiennent le conflit dans la durée. C’est une tâche importante que malheureusement beaucoup banalisent, alors que nous savons tous que l’argent est le nerf de la guerre dans un conflit. 

Les patrons savent pertinemment qu’un salarié qui n’a plus d’argent pour payer son loyer et nourrir sa famille, ne tiendra pas longtemps. Nous pourrions toujours trouver les irréductibles, des irréductibles qui sont prêts à manger des cailloux, mais c’est un mauvais raisonnement. La logique doit être de savoir comment nous mettons tout le monde dans la bataille, pas juste les irréductibles. Quand vous gagnez 1500€ et un loyer à 1000€, sans compter l’alimentaire, les crédits, votre temps de grève est vite calculé. C’est le rôle des militants de penser ces obstacles dès le départ.

Aujourd’hui si les grèves ont considérablement diminué contre la réforme des retraites, ce n’est pas parce que les gens sont devenus favorables à la réforme ou qu’ils ne seraient plus en colère. Mais c’est en grande partie la perte financière, combinée à l’impasse stratégique des journées isolées. Personne n’a envie de perdre 12 fois 70 ou 100€ pour rien et encore moins dans une période d’inflation.
 
C’est pour ça qu’on revendique cette « méthode ». On a montré qu’on pouvait faire tenir en grève reconductible des salariés, qui n’ont même pas forcément d’expérience de grève. On a montré qu’on pouvait faire cette grève reconductible pour les retraites et arracher une victoire locale.

RP : Est-ce que cela a inspiré d’autres ateliers ou services ?

AK : Il y avait déjà les aiguilleurs de la commande centralisée du réseau, avec lesquels nous nous sommes liés dès le départ en mars. Ils avaient fait le choix de me contacter, notamment car ils voyaient la détermination et le sérieux avec lequel nous menions la grève sur le Bourget. D’ailleurs le 10 mars dernier nous avons fait une action ensemble à la direction nationale afin d’exiger de véritables négociations. Je suis quotidiennement la grève avec les grévistes et je suis convaincu que dans les prochaines semaines ils arracheront aussi un protocole de fin de conflit important. La grève a pris également à la régulation des circulations de Paris Nord et depuis quelques jours dans les postes d’aiguillage de l’Oise la grève est devenue massive.
 
Depuis la fin du conflit sur le Bourget, j’ai eu des collègues dans d’autres secteurs qui m’ont sollicité pour avoir des conseils et qui aimeraient aussi faire bouger les lignes en utilisant ce que nous avons gagné chez nous. La meilleure chose que nous pourrions faire, c’est maintenant d’aider et de donner l’envie ailleurs de se battre. Nous ne méritons pas plus ou moins que d’autres travailleurs, mais si nous pouvons servir modestement d’exemple c’est une fierté et un acquis important.

Comment vois-tu la suite du mouvement sur les retraites ?

AK : C’est évident qu’aujourd’hui nous sommes dans une impasse importante, comme je l’ai dit précédemment, du fait de la stratégie de journée isolée de l’intersyndicale. Après le 1ermai qui je l’espère sera une journée immense, nous ne savons même pas s’il y aura encore des appels. Tout cela est extrêmement problématique, car sur le terrain on sent que la colère n’a pas du tout disparu. Les sondages montrent même que le rejet est aussi massif qu’au départ et qu’il y a même une majorité importante qui considère qu’il faut maintenir la lutte malgré la promulgation. Mais il est clair, qu’on ne pourra pas lutter dans le flou et il est possible qu’avec l’inflation qui grimpe de plus en plus, émergent des grèves un peu partout et peut-être même des mouvements de type « révolte » sur le pouvoir d’achat. Je n’exclus en tous cas aucune possibilité, même dans une séquence plus difficile sur les retraites, la situation est très ouverte et n’a pas dit son dernier mot.

Mais il faut apprendre de nos expériences. Nous n’avons pas inventé l’eau chaude au Bourget, les caisses de grève par exemple existent depuis 150 ans et les directions syndicales le savent. Mais si elles ne mettent pas ces outils en place, sauf exception, pour leurs adhérents et encore, c’est parce qu’elles utilisent aussi les difficultés financières des grévistes, pour casser les dynamiques. C’est toujours plus facile de limiter le plan de bataille ou de sortir d’un conflit quand on sait que la base n’a plus les moyens financiers de se battre, que quand tout le monde peut tenir largement. D’ailleurs l’un des arguments pour lesquelles des dirigeants de toutes les confédérations (à la CFDT comme à la CGT) refusent d’appeler à la grève reconductible, c’est en prétextant que les salariés ne peuvent pas se le permettre financièrement. C’est à se demander à quoi ils servent alors en tant que dirigeants syndicaux, s’ils n’apportent pas des solutions justement à cela. Au Bourget il n’y a pas de milliardaires, si nous avons réussi à mettre des travailleurs en grève en reconductible et arracher des augmentations c’est bien que cela est possible partout. Les précaires aussi savent se battre. En novembre les manutentionnaires de Géodis qui travaillent au SMIC ont fait plus de 30 jours de grève et ont obtenu jusqu’à 11% d’augmentation pour les bas salaires. La question n’est donc pas « morale » mais stratégique. Soit vous mettez les moyens pour que les gens entre dans la lutte, soit vous les pointez du doigt.

Le plus problématique, reste l’auto-organisation et la démocratie ouvrière. Quand nous parlions de « méthode Bourget », notre colonne vertébrale c’est la démocratie totale des grévistes. Expliquez-moi à quel moment l’intersyndicale a consulté des AG dans ce mouvement ou les précédents ? Ils décident entre eux, des dates et des modalités, au mieux ils consultent quelques structures syndicales. Dans un pays où il y a 8% de syndiqué, ce n’est pas possible que ceux qui ne le sont pas et pourtant en grève, ne puissent pas donner leur avis sur la stratégie. Le pire aujourd’hui c’est que même les adhérents syndicaux ne décident de rien, c’est uniquement les dirigeants confédéraux qui imposent tout.

Ce que nous faisons sur le Bourget en réalité devrait se faire nationalement, c’est-à-dire de permettre aux travailleurs, de se réunir, de voter démocratiquement, et de faire remonter la position du terrain, et d’aider les travailleurs à tenir le rapport de force. Les représentants syndicaux à toutes les échelles, doivent aider à gagner la lutte, mais avec le mandat du terrain, pas avec la défense de leurs intérêts de bureaucrates et d’appareils syndicaux. Je suis sûr que si dans tous le pays, dans chaque boite il y avait eu aussi des revendications sur les salaires, il y aurait eu des milliers d’exemples comme le notre et même une pression sur le pouvoir pour imposer aux patrons des augmentations partout.

Nous avons fait cette démonstration de combinaison entre retraites et salaires et je pense que c’est vers là que le mouvement peut trouver un second souffle. Élargir les mots d’ordre est central pour redynamiser la lutte et rendre la séquence infernale pour le gouvernement, qui espère passer à autre chose. D’ailleurs nous voyons bien que les revendications sur les retraites sont en train de se transformer en « Macron démission », ce qui montre à quel point que ce mouvement est éminemment politique et qu’il peut déboucher sur bien plus qu’un simple retrait de la réforme. Mais pour cela il va nous falloir reprendre le chemin de la grève massive et surtout de la "grève aux grévistes". La force des travailleurs c’est la grève et c’est grâce à cela que nous avons arraché localement une victoire importante.

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