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Solidarité

Vague de solidarité après la convocation de militants de Révolution Permanente par la police

Au lendemain de la convocation de deux membres de Révolution Permanente, dont notre porte-parole, Anasse Kazib, par la police judiciaire, de nombreuses voix se sont faites entendre pour exprimer leur soutien et dénoncer la criminalisation du soutien à la Palestine.

Antoine Chantin

9 avril

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Vague de solidarité après la convocation de militants de Révolution Permanente par la police

« Total soutien », « Solidarité », « On ne se taira plus », des centaines de personnes et de nombreuses personnalités, se sont spontanément fait entendre depuis la publication du communiqué d’Anasse Kazib, ce lundi soir, revenant sur sa convocation, avec un second militant de Révolution Permanente, par la police antiterroriste, pour leur soutien à la Palestine. Entre messages de solidarité et de consternation face à cette mesure d’intimidation, la vague de soutien qui s’est exprimée révèle, au fil des messages des utilisateur du réseau social X, l’ampleur de la politique de répression et de criminalisation qui touche l’ensemble du mouvement de soutien à la Palestine, depuis le début de l’offensive sur Gaza en octobre 2023.

C’est notamment cette criminalisation généralisée qu’a dénoncé Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France Insoumise, aux élections présidentielles de 2017 et 2022, sur X, en réaction au communiqué d’Anasse Kazib. « Encore un militant, un responsable national, mis en cause judiciairement : son soutien à la Palestine est poursuivi comme « apologie du terrorisme » ! » a ainsi réagit le dirigeant historique du mouvement insoumis. Une position également soulignée par la conseillère régionale insoumise, Julie Garnier, qui a exprimé son soutien au porte parole de RP et « aux (trop) nombreux militant.e.s criminalisées pour avoir dénoncé le génocide et la colonisation barbare ».

En plus du soutien de plusieurs députés insoumis, à l’image du président de la Commission des finances Éric Coquerelle, ou du député Carlos Martens Bilongo, des figures de l’extrême-gauche françaises ont vivement réagit face à ces deux convocations. La porte-parole et tête de liste de Lutte Ouvrière aux élections européennes, Nathalie Artaud a ainsi dénoncé des convocations « inacceptable », tandis que la conductrice de bus, et figure du Nouveau Parti Anticapitaliste pour les mêmes élections, Selma Labib, a rappelé que dernière ces mesures, « le gouvernement cherche à nous intimider pour qu’on se taise et qu’on laisse le massacre des Palestiniens se dérouler sans réagir ».

Une criminalisation du mouvement Palestinien pour faire taire toute dénonciation du génocide actuellement en cours, que le Rédacteur en chef de Frustration, Rob Grams, a également mis en lumière dans son tweet de soutien au cheminot et militant de RP : « En France on peut soutenir en toute impunité le massacre des palestiniens, ce qui constitue pourtant de l’apologie de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ». Un usage intensif de l’appareil répressif , également dénoncé par les journalistes Aude Lancelin et Nnoman Cadoret, le militant antifasciste Raphaël Arnault, la militante anti-validiste Odile Maurin, l’écrivaine Kaoutar Harchi ou encore, du côté du monde de la culture, par l’humoriste et réalisateur Matthieu Longatte ou le rappeur Médine.

Les organisations de solidarité avec la Palestine ont également fait entendre leur voix, qu’il s’agisse de Palestine Vaincra ou de Urgence Palestine. Mais les messages de solidarité vers les deux militants de Révolution Permanente ont largement dépassé les frontières hexagonales. Ainsi, l’organisation politique nord-américaine Left Voice a dénoncé le régime de Macron qui « continue à réprimer le mouvement pour la Palestine » et les figures nationales du SWP britannique, Charles Kimber et Alex Callinicos, qui ont relayé des messages de solidarité.

Comme nous le rappelions à ce sujet dans nos colonnes, « soutenir la Palestine n’est pas un crime. Alors que les procédures s’enchaînent depuis des mois, défendre le droit à la solidarité et à porter des discours anti-impérialistes doit être l’affaire de toutes celles et ceux qui sont préoccupés par le durcissement autoritaire du régime. » Dans ce cadre, cette vague de solidarité est une première réponse importante. À l’heure où les mesures d’intimidations se multiplient, à l’image de la convocation similaire d’étudiant.e.s de l’EHESS, il faut la prolonger dans la structuration d’un front uni contre ces attaques de l’État.


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