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Hypocrisie

Georges Abdallah, un résistant communiste emprisonné depuis 40 ans qui révèle l’hypocrisie de Macron

Alors que Macron panthéonise aujourd’hui les résistants communistes arméniens Missak et Mélinée Manouchian, les animateurs de la campagne pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah rappellent que la France retient en ce moment même un militant dont le combat porte les mêmes valeurs...

Arsène Justo

21 février

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Georges Abdallah, un résistant communiste emprisonné depuis 40 ans qui révèle l'hypocrisie de Macron

Pour Macron il existe deux types de communistes pratiquant la lutte armée : ceux qui sont morts et dont il peut donc instrumentaliser la mémoire et ceux qui sont toujours vivants, qui méritent la prison. C’est ce que dénonce le Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA), dans une publication récente. Le parallèle entre les deux hommes est en effet saisissant et montre toute l’hypocrisie de Macron.

Si les médias ont tous été de leur portrait de Manouchian ces derniers mois, surfant sur l’annonce de sa panthéonisation le 18 juin dernier, beaucoup en ont dressé une image consensuelle, celle d’un militant anti-nazi « mort pour la France », s’inscrivant ainsi dans le roman fictionnel et révisionniste dressé par Macron. Pourtant, Missak Manouchian n’est pas mort « pour la France », mais pour des idéaux communistes et internationalistes poursuivi dans le cadre dans la lutte contre le nazisme et le régime de Vichy.

De son côté, Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste libanais issu du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) et célèbre pour son engagement aux côtés du peuple palestinien, contre l’occupant israélien. Enfermé depuis 1984 à la suite d’une enquête falsifiée qui l’accuse de façon mensongère d’avoir participé à plusieurs actions armées contre des diplomates israéliens et américains, il est le plus ancien prisonnier politique d’Europe. Son maintien en détention est indissociable de la complicité de la France avec les Etats-Unis et l’État d’Israël, qui entendent s’assurer que le militant mourra derrière les barreaux.

La situation de Georges Ibrahim Abdallah constitue ainsi un révélateur de plus de l’hypocrisie de l’hommage actuel du gouvernement, celle d’une puissance impérialiste qui soutient, partout dans le monde, des régimes criminels et génocidaires, et se fait actuellement le complice du massacre à Gaza. Missak Manouchian et ses camarades des FTP-MOI n’auraient pu que haïr cette instrumentalisation. A rebours des hommages nationalistes et patriotes, honorer leur mémoire en internationaliste c’est, notamment, faire vivre le combat pour la Palestine et pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah.


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