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Ouvrez les frontières !

Scandale. Menacé dans son pays d’origine, un réfugié géorgien expulsé par la préfecture de Bordeaux

Alors qu’il venait de déposer une nouvelle demande de régularisation le 7 mars, un père de famille bordelais de 3 enfants, s’est fait arrêter et expulser du territoire français en 24h alors qu’il venait pointer au commissariat.

vendredi 18 mars

Ce mardi 15 mars, le père de famille géorgien vient pointer au commissariat de Bordeaux. Une procédure mise en place suite à son assignation à résidence après un excès de vitesse et un énième contrôle de police -« dont il a toujours respecté les obligations » rappelle la Cimade. Un moyen de le « maintenir aux mains de l’administrations » pour préparer expulsion s’insurge l’association d’aide accompagnant les migrants, notamment dans les CRA.

C’est lors de ce pointage qu’il se fait arrêter et enfermer au Centre de rétention administratif de Bordeaux, dont nous rappelions les conditions inhumaines d’enfermement dans un reportage auprès de Nizar et Laid, deux hommes sans papiers, et derrière les barreaux depuis 2 ans.

Il n’aura pas fallu attendre très longtemps avant de le voir expulsé et renvoyé en Géorgie. Le lendemain matin, jeudi 16 mars, un vol l’attend. Le père de famille laisse derrière lui sa femme et ses 3 enfants âgés de 3 à 6 ans.
Depuis son arrivée en 2018, les procédures se sont enchainées et ont mis en lumière les politiques anti-migratoires et racistes de la préfecture. En effet, depuis son arrivée en France, il a déposé pas moins de 3 demandes d’asile faisant valoir ses craintes d’atteinte à sa vie en cas de retour en Géorgie. Elles ont toutes été rejetées. En outre, la préfecture n’a pas hésité à s’acharner sur lui en déposant 3 obligations de quitter le territoire français : « La première, suite au rejet de sa demande d’asile. La seconde avait été annulée par le Tribunal Administratif de Toulouse, après qu’il ait été enfermé au centre de rétention de Cornebarrieu. » raconte la Cimade.

Rien d’étonnant de la part de Fabienne Buccio et sa police qui en octobre dernier demandaient l’expulsion d’une famille pour « intégration insuffisante » après avoir vécu 16 ans en banlieue bordelaise.

Dans un contexte où l’état français se vante d’accueillir les réfugiés ukrainiens sur son sol et que la préfète de gironde se « félicite de l’élan de solidarité qui se manifeste envers le peuple ukrainien en Gironde comme dans les autres départements », cette nouvelle expulsion démontre l’hypocrisie de cette dernière et du gouvernement qui continuent d’appliquer des politiques anti-migratoires et racistes toujours plus dures.

Tous les réfugiés doivent être mis à l’abri sans distinction d’origine et de statut ! Liberté de circulation et d’installation ! Réquisition des logements vacants pour loger tous les sans-abris et réfugiés et régularisation de tous les sans-papiers !



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