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Anti-militarisme

Pourquoi le mouvement écolo doit lutter contre le tournant militariste ?

Les élections européennes sont marquées par une surenchère militariste brutale. Alors que le complexe militaro-industriel saccage le climat, et qu’un affrontement généralisé balaierait toute perspective d’un monde vivable, la jeunesse qui est sortie dans les rues ces dernières années pour « changer de système et pas de climat » doit se mettre en ordre de bataille contre la surenchère militariste en cours.

Seb Nanzhel

22 mars

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Pourquoi le mouvement écolo doit lutter contre le tournant militariste ?

Un impensé du mouvement écologiste ?

« Les liens entre écologie et conflits restent sous-estimés, voire tabous et rarement débattus, alors même qu’il n’y a jamais eu dans l’histoire une telle capacité de destruction durable des écosystèmes », explique dans Le Monde Ben Cramer, auteur d’un livre sur le sujet.

Alors que l’opposition contre la guerre du Vietnam, et l’arme atomique, ont été au cœur de l’émergence de l’écologie politique dans les années 1960-1970, la question de la guerre, et du caractère intrinsèquement écocidaire des armées et du complexe militaro-industriel, semble presque être devenu un impensé du mouvement écologiste. Cet impensé est savamment entretenu : les pollutions résultant des activités militaires sont un angle mort du GIEC, et plus généralement de toutes les grandes discussions internationales sur le climat, taillées sur mesure pour ne pas empiéter sur les intérêts des Etats et des industriels. Les élaborations autour de la « non-violence », et les différentes stratégies de pression sur les Etats qui ont structuré le mouvement écologiste ces dernières années, ont également participé à forger cet impensé en entretenant l’idée qu’il était possible d’attendre quelque chose des Etats sur le terrain écologique.

La perspectives d’affrontements généralisés paraissait lointaine il y a encore deux ans, mais le retours de la guerre en Europe avec le conflit en Ukraine, et également la guerre génocidaire d’Israël soutenue par le camp impérialiste contre Gaza, réactivent brutalement cette perspective. Ainsi, le ministre britannique de la Défense, Grant Shapps, a déclaré que nous ne vivions plus « dans un monde d’après-guerre », mais « dans un monde d’avant-guerre ».

L’adoption de budgets militaires historiques en Allemagne et en France, et un discours de plus en plus belliciste de la part de Macron visant à préparer la société à la possibilité de la guerre, ainsi que des élections européennes marquées par un consensus guerrier précisent cette tendance. Alors que la crise écologique s’empire, l’approfondissement de ce renforcement militariste à l’âge du nucléaire et des armements de haute technologie, ainsi que son débouché logique d’affrontements généralisés, pourraient balayer d’un même geste toute perspective d’une planète habitable et une bonne partie de ses habitants. Il est urgent de sortir la question de la guerre de l’impensé de l’écologie, et que les jeunes qui sont descendus dans la rue ces dernières années pour exiger de « changer de système et pas de climat » se mettent en ordre de bataille pour refuser le tournant militariste en cours.

Autant d’émissions que les secteurs de l’aviation et du fret maritime

Les émissions de CO2 du secteur militaire sont un secret bien gardé. Comme l’explique un rapport de Scientists for global Responsibility et du Conflict and Environment Observatory, « les données pour les émissions de gaz à effet de serre du secteur militaire à travers le monde sont souvent de mauvaise qualité – souvent incomplètes, cachées pour les civils, ou tout simplement non collectées  ». Ce rapport estime l’impact du secteur militaire à 2,75 milliards de tonnes de CO2 par ans, soit 5,5 % des émissions mondiales. L’estimation est en deçà de la réalité selon les auteurs du rapport, car elle ne comptabilise pas les dommages occasionnés par les combats. Mais elle suffit à placer le secteur militaire parmi les poids lourds de la pollution : si les armées du monde étaient un pays, elles seraient le quatrième plus gros pollueur mondial. Selon cette estimation, le secteur militaire représenterait autant d’émissions que l’aviation civile et le fret maritime cumulés ! Ainsi, le Pentagone américain est le plus gros consommateur institutionnel de carburants.

La littérature scientifique disponible sur le sujet, bien qu’assez restreinte, permet d’établir un lien solide entre dépenses militaires et pollution. Dans un article publié en 2024 dans la revue « Environmental Science and Pollution Research », une équipe d’économiste commente ainsi son étude bibliographique : « La plupart de la littérature atteste que les dépenses militaires augmentent les émissions de carbone ou ont un impact négatif sur la qualité environnementale  ».

La croissance exponentielle des investissements militaires est une menace grandissante pour le climat. Ce secteur est bien entendu dominé par les puissances impérialistes. Un rapport de 2023 estime ainsi que si les pays-membres de l’OTAN atteignent l’objectif de 2 % d’investissement dans l’armée prévu par l’alliance militaire d’ici 2028 – ce qu’ils sont en train de faire – le résultat en termes de bilan carbone serait l’émission de 467 millions de tonnes de CO2 supplémentaires dans l’atmosphère. Une perspective totalement incompatible avec la réduction drastique des émissions nécessaire face à la crise.

La comparaison des investissements financiers que représentent cet objectif de 2 % aux « engagements » climatiques de ces pays, révèle la totale duplicité des Etats. Les dépenses nécessaires à l’objectif de 2 % pourraient ainsi financer 118 fois le fonds de « pertes et dommages » de 100 milliards promis par les puissances impérialistes aux pays du « Sud » lors de la COP27. Une somme ridicule, qu’ils n’ont jusqu’ici jamais réunie en totalité, et qu’ils ont en partie versé sous forme de prêts, accroissant le pillage du « Sud » par la dette.

Ces quelques chiffres montrent que financements militaires sont sans doute les investissements les plus polluants existants. Dans ce sens, l’absence d’opposition à la hauteur ou de campagne contre les hausses récentes des budgets militaires de la part des organisations du mouvement écolo est particulièrement alarmante. Alors que l’accélération de la crise climatique impose une réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre, une écologie à la hauteur des enjeux passe par l’opposition résolue à toute dépense militaire. Mais également par l’alliance avec les secteurs du monde du travail capables de bloquer la machine militariste, à l’image des dockers, travailleurs de la manutention et de l’aéronautique qui, partout autour du monde, ont bloqué les envois d’armes pour Israël. Et plus récemment de la CGT de la Centrale de Civaux qui dénonce la volonté d’utiliser leur centrale nucléaire à des fins militaires.

Les séquelles environnementales des guerres

Mais les émissions de CO2 résultant du fonctionnement « régulier » du complexe militaro-industriel sont presque accessoires au regard des séquelles environnementales qu’occasionnent les guerre qu’il prépare. En plus des massacres, leurs conséquences s’inscrivent profondément dans le temps et dans les environnements, impactant au long terme les populations. Le cas des « guerres contre le terrorisme » menées par l’impérialisme américain au moyen orient en est un exemple criant. D’après un rapport de Costs Of War, un programme de l’Université de Brown aux Etats-Unis, en plus d’avoir massacré, directement ou indirectement plus de 4,5 millions de personnes, l’armée américaine a relâché dans l’atmosphère plus de 440 millions de tonnes de CO2 au cours de ses opérations, soit d’avantage que les émissions annuelles d’un pays comme le Brésil. Des gaz à effet de serre qui attisent une crise climatique qui frappe particulièrement durement les pays du Moyen Orient.

D’autant que les capacités à faire face aux impacts de la crise climatique, à commencer par les systèmes de puisage et d’irrigation centenaires ont été détruits sciemment par l’armée américaine, comme le décrit l’économiste Christian Parenti dans le livre « Tropic of Chaos ». Toujours selon Costs Of War, les réserves d’eau ont de plus été contaminées par les carburants utilisés par l’armée américaine, ainsi que l’uranium appauvri utilisé dans les munitions. Aujourd’hui, des tonnes de ces déchets toxiques résultant de la guerre continuent de ravager la vie de la population, faisant exploser les cas de leucémies, de maladies infantiles et de malformations génétiques. Le chimiste Chris Bubsy, auteur d’une étude sur l’évolution des cancers et de la mortalité infantile à Fallujah en Irak, a ainsi pu qualifier la situation de «  plus haut taux de dommage génétique dans toutes les populations jamais étudiées ».

Le Vietnam en est également un autre exemple. Entre 1961 et 1971, l’armée américaine déverse par voie aérienne plus de 80 millions de litres de défoliants hautement toxiques sur la jungle vietnamienne, dont le très célèbre agent orange fourni par Monsanto, afin de raser la jungle qui protège les combattants du Mouvement de libération du Sud-Vietnam. Plusieurs millions de personnes sont ainsi exposées à cette substance toxique et cancérigène : la croix rouge vietnamienne fournit l’estimation (sans doute largement inférieure à la réalité) d’un million de personnes souffrant d’un handicap ou de maladies résultant de l’exposition à ces défoliants.

Ce crime de masse tue toujours : les substances toxiques de ces défoliants sont très persistantes dans l’environnement. Et la bataille contre les responsables se poursuit encore aujourd’hui, à l’image du combat de la militante Trần Tố Nga, qui, intoxiquée par ces substances, continue se battre contre les fabricants de ces substances, et appelle notamment à un rassemblement à Paris le 4 mai à l’occasion d’un nouveau procès. C’est également lors de la guerre du Vietnam que la géo-ingénierie est expérimentée pour la première fois à grande échelle. « De 1967 à 1972, les avions de l’US Air Force effectuent plus de deux mille missions dans le ciel vietnamien pour y disperser de l’iodure d’argent », « afin de renforcer les précipitations et de prolonger ainsi artificiellement la saison des moussons, dans le but de ralentir la progression ennemie  », rapporte Le Monde. C’est de la dénonciation de cette guerre impérialiste qui passe par la guerre contre l’environnement, que naît le terme « écocide ». « Si nous n’élargissons pas notre réflexion pour prendre en compte la guerre, nous conserverons peut-être quelques états sauvages, mais nous perdrons le monde  », expliquait à cette époque David Brower, le fondateur des Amis de la Terre.

Aujourd’hui, alors que la génocide du peuple palestinien se poursuit, ces considérations sont plus que jamais d’actualité. L’État colon d’Israël a en effet opéré, en parallèle du nettoyage ethnique, un véritable écocide visant à supprimer la biodiversité de la Palestine, notamment ses oliviers, pour les remplacer par un environnement plus accueillant pour les colons et compliquer le retours des Palestiniens sur leurs terres. L’apartheid est également environnemental, avec le vol des terres et la mainmise des colons sur les ressources en eau. En Cisjordanie, les 650 000 colons consomment six fois plus d’eau que les 2,9 millions de résidents palestiniens du territoire. En janvier 2024, Tsahal a reconnu avoir commencé à pomper de l’eau pour inonder les tunnels du Hamas. Une tactique qui contamine les ressources en eau de Gaza, et laisse présager des conséquences terrifiantes pour la population Gazaoui. Enfin, les bombardements et l’intervention terrestre de Tsahal, qui ont fait plus de 31000 morts, laisseront après les massacres la terre ravagée et lourdement polluée pour des décennies. Face au génocide en cours, il est nécessaire d’affirmer, comme le déclarait Greta Thunberg, « Pas de justice climatique en terre occupée ».

Le complexe militaire et l’extractivisme

Une équipe de chercheurs turcs présente dans un article de 2021 un graphique saisissant mettant en relation dépenses militaires et accroissement des émissions de CO2 depuis 1965. Il révèle que la tendance à l’accroissement des dépenses militaires accompagne la hausse des émissions de CO2. Corrélation ne signifie pas causalité directe, mais la très forte connexion mathématique établie entre les variable « suggère la présence d’un lien fort et positif entre les dépenses militaires et la croissance économique » : en plus d’entraîner dans son sillage des destructions environnementales massives, l’expansion du capital repose sur une militarisation croissante, qui à son tour détruit l’environnement.

Emissions mondiales de CO2 (en millions de tonnes, échelle à gauche) et dépenses militaires (en millions de dollars américains, échelle à droite) entre 1965 et 2019.

Le lien entre le développement du militarisme et l’expansion du capital (et donc de la crise écologique) apparaît particulièrement clairement dans les industries extractivistes. Intensive en capitaux, et reposant sur une logique de « front pionnier » reposant sur l’expropriation de terres, le pied gauche de l’extractivisme ne peut pas avancer sans le pied droit du militarisme. « Au Brésil et en Colombie, des escadrons de la mort paramilitaires créés avec le soutien des Etats-Unis attaquent les communautés en lutte contre les intérêts économiques qui détruisent la forêt tropicale pour y établir des mines, des exploitations forestières et des plantations. En Colombie, Dole Food Company, Chiquita Brands International et d’autres entreprises ont payé des paramilitaires plusieurs millions de dollars pour protéger leurs intérêts, notamment en tuant des organisateurs syndicaux parmi leurs travailleurs  », rapporte ainsi le théoricien anarchiste Peter Gelderloos dans « Stratégies pour une révolution écologique et populaire ».

Un exemple flagrant de cette synergie entre industries extractivistes et militarisme en France est la multinationale pétrolière Total. Ainsi, les projets Tilenga et EACOP, en Ouganda et en Tanzanie, qui comprennent la construction d’un pipeline chauffé de 1400 km de long (le plus long du monde), ne peuvent se poursuivre que grâce aux réseaux d’ambassades hérités de la françafrique, et grâce à l’armée française qui a formé les troupes nécessaires à la sécurisation des installations, comme le révèle le rapport « Comment l’État français fait le jeu de Total en Ouganda  » publié par Les Amis de la Terre, L’Observatoire des Multinationales et Survie. De même, afin de sécuriser ses investissements gaziers d’environ 20 milliards de dollars à Cabo Delgao au Mozambique, Total a joué un rôle central dans la militarisation de la région. Symptôme de l’interconnexion entre affaires militaires et extractivisme, « en 2019, la direction de Total a nommé au poste de directeur des affaires publiques un des responsables les plus importants du ministère de la défense des trente dernières années », note Claude Serfati dans « L’État radicalisé ».

La bataille contre les géants de l’extractivisme et des énergies fossiles passe nécessairement par la remise en cause des activités militaires qui permettent leur progression. Ainsi, pour stopper les activités écocidaires du géant Total en Afrique, il est nécessaire de revendiquer le retrait immédiat des troupes Françaises hors d’Afrique, ainsi que la fin de l’ingérence politique française sur la région, qui passe par l’abolition du franc CFA et du pillage par la dette.

S’opposer à la mise au pas de la jeunesse

Pour assurer le tournant militariste, les moyens financiers ne font pas tout. Car les armées ont besoin de bras et de cerveaux. Les Etats doivent ainsi mener un travail en interne pour conquérir leur population, en particulier la jeunesse, à leur projet de « défense de la patrie ». En parallèle de la hausse des budgets de l’armée, Macron se dote ainsi d’un discours martial autour du « réarmement civique », et d’un nouveau projet pour l’école, articulé autour du SNU obligatoire, de l’uniforme, et de la traque islamophobe des abayas.

Pas de place dans ce projet pour la « désobéissance civile », encore moins pour les actions plus radicales contre les géants de la pollution. Dans ce sens, le discours délirant autour des « éco-terroristes », et la répression historique qui a visé le mouvement écolo ces dernières années, pourraient n’être qu’un avant-goût d’un durcissement général à l’encontre de tous ceux qui défendent une autre perspective que celle de l’unité nationale et du renforcement militaire. L’opposition au tournant militariste en cours apparaît dès lors comme une nécessité vitale pour le mouvement écolo, et plus généralement l’intégralité des mouvements sociaux.

Refuser un futur de guerres et de crise climatique

Si le GIEC est avare en renseignements sur les impacts climatiques des activités militaires, il est plus loquace en ce qui concerne les perspectives de conflits et les menaces en termes de « sécurité » liés à la crise climatique. De même, la littérature scientifique, restreinte sur le lien entre pollution et militarisme, est foisonnante en ce qui concerne les « guerres climatiques », l’adaptation des activités militaires à un monde à + 2 ou + 3 °C, ou encore les nouvelles opportunités en termes de conquêtes de territoires. Les données scientifiques semblent pointer la perspective d’une « gestion » répressive et belliciste de la crise écologiste comme déjà toute tracée. Force est de constater qu’elles répondent à une certaine réalité : c’est la voie dans laquelle nous enferment actuellement les Etats et le patronat. Comme conclue le rapport « Climate Crossfire » du Transnational Institute, documentant les impacts des dépenses militaires de l’OTAN, « les nations les plus puissantes ont répondu en investissant dans des mesures qui vont aggraver la crise climatique en alimentant une course à l’armement qui va accroitre les émissions de gaz à effet, détourner les moyens de l’action climatique, et augmenter l’export d’armes vers les pays les plus affectés par la crise. Le climat planétaire a été capturé dans le feu croisé de la guerre ».

Mais cette perspective n’est pas une fatalité. C’est cet avenir combiné de crise climatique, de guerre, de répression et de militarisation des frontières qu’il s’agit de refuser en bloc à travers l’opposition à la surenchère militariste en cours.

Une perspective face à laquelle les forces politiques institutionnelles ont démontré toutes leurs limites. Europe Ecologie Les Verts s’est par exemple pleinement engouffré dans la rhétorique belliciste de Macron autour de l’Ukraine, soutenant l’envoi d’armes. Du côté de LFI, si l’organisation s’affiche en discours en opposition à l’escalade militariste de Macron, cela ne l’empêche pas de soutenir le renforcement des budgets militaires. C’est notamment une augmentation jugée trop faible au vu de l’inflation qui a justifié l’abstention du groupe parlementaire lors du vote en mai 2023. De même, le carnet thématique Défense de l’Avenir en Commun prévoit de « de renforcer les capacités industrielles et les moyens logistiques des armées », une perspective totalement irréconciliable avec la crise écologique, et qui s’inscrit parfaitement dans la surenchère militariste en cours.

Loin de toute perspective institutionnelle, c’est dans la rue, et par la grève que la jeunesse et les travailleurs devront s’opposer au tournant militariste. Une perspective qui nécessite de se réarmer théoriquement, en assimilant l’héritage des écologistes qui se sont opposés à la guerre du Vietnam et des peuples autochtones et des pays sous dominations luttant contre les escadrons de la mort qui soutiennent les industries extractivistes. Dans ce sens, les prises de position courageuses de Greta Thunberg pour la Palestine, ou encore le communiqué des Soulèvements de la Terre contre les massacres à Gaza, sont un point d’appui pour construire une écologie antimilitariste et anti impérialiste à la hauteur des enjeux. L’expérience de la grève de Grandpuits, au cours de laquelle les grévistes de la pétrochimie ont formé une alliance avec des militants écologistes pour dénoncer la destruction de leurs emplois, le greenwashing et le pillage impérialiste du géant Total, est un exemple d’alliance stratégique autour de la force de frappe du mouvement ouvrier, centrale pour mettre en échec le tandem industrie extractiviste/complexe militaro-industriel. Ces dernières années, le théoricien écologiste Andreas Malm a cherché à réactualiser la pensée de Lénine à l’aune de l’urgence climatique. La surenchère belliciste dans un monde qui se réchauffe nous impose aujourd’hui de renouer avec les élaboration du révolutionnaire russe face à la première guerre mondiale, et ses efforts pour transformer les sauts militaristes et la guerre impérialiste en révolution socialiste.


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