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Air France : face à la casse sociale, les syndicats appellent à la grève ce mardi

Air France a dévoilé la mi-octobre sa volonté d’arrêter son activité sur l'aéroport d'Orly, menaçant ainsi des centaines d'emplois. Face à cette casse sociale d'ampleur, l'ensemble des syndicats appellent à la grève et à la manifestation ce mardi.

27 novembre 2023

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Air France : face à la casse sociale, les syndicats appellent à la grève ce mardi

Crédit photo : Arnaud Gaulupeau

Le 18 octobre, 71 ans après l’inauguration en grandes pompes de l’aérogare d’Orly, la direction d’Air France a annoncé l’arrêt de ses navettes en provenance et à destination d’Orly. Les escales de Marseille, Nice et Toulouse sont impactées. Environ 500 emplois d’Air France seront supprimés sur Orly, 240 à Marseille, 230 à Nice et 174 à Toulouse.

Si ces lignes étaient plébiscitées par la clientèle, car Orly est beaucoup plus à taille humaine et proche des régions plus riches du sud et de l’ouest de l’île de France, Air France les a fait mourir à petit feu avant cette annonce finale. L’enjeu pour le groupe Air France KLM d’une telle politique se résume à rentabiliser toujours plus en suivant un axe stratégique : concentrer les vols sur les deux aéroports de Roissy et Amsterdam, avec de multiples correspondances génératrices de gros profits. En conséquence, Air France laisse les lignes petite et moyenne distance aux compagnies low cost.

L’aéroport d’Orly est ainsi destiné à devenir un aéroport « low cost », avec des emplois « low cost » aussi. C’est dans ce but qu’Air France a créé sa propre Filiale Transavia pour faire disparaître les emplois « un peu mieux rémunérés du groupe aérien ». Un nivellement par le bas qui s’accompagne d’un transfert à la sous-traitance des emplois les moins qualifiés, cela au détriment de la clientèle, y compris celle d’entreprise. Les plus riches prendront les avions privés, les autres les embouteillages à 6h du matin.

Derrière ce désengagement d’Air France, les trois mille emplois du centre de maintenance AIR France Industries sont aussi potentiellement menacés. Avec le même processus de transfert sur Roissy, une partie des salariés ne pourrait pas suivre. En effet, le choix pour les salariés se résume à aller sur Roissy ou démissionner alors que la plupart habitent dans le sud d’Orly. Ainsi ce transfert équivaudrait à deux heures de transport supplémentaire par jour de travail, un changement insoutenable pour la plupart des travailleurs. En province, c’est encore plus brutal avec la proposition d’une mutation sur Paris.

Les salariés sont donc en colère, d’autant plus dans un groupe qui fait de très gros bénéfices grâce à des billets qui ont été augmenté de 40 % en moyenne et des avions qui font le plein car la demande en voyages internationaux, tourisme et affaires, est plus grande que jamais. Pourtant, en ces temps d’inflation qui vident les poches des travailleurs, les riches le sont toujours plus et aspirent le démontrer par des voyages toujours plus coûteux.

Dans ce contexte, l’ensemble des syndicats appellent à la grève et à une manifestation sur l’aérogare Orly 4 ce mardi 28 novembre à 10 h. Il y a un enjeu à faire de cette manifestation une première démonstration et que les salariés s’organisent dans la durée pour mener cette lutte. Le développement d’assemblée ou chaque salarié peut discuter et décider de comment mener la mobilisation sera décisif pour la suite.


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