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Grève convergente

À Bassens, les grèves de SIAP et Lesieur convergent pour défendre conditions de travail et emplois

Aujourd'hui la grève à SIAP Prociner continuait sur le site de la Zone Industrielle à Bassens, décidant de reconduire la grève tant que la direction ne cédait pas à leurs revendications. Ils ont également rejoint le piquet de grève des travailleurs de Lesieur qui contestaient ce jeudi l’annonce d’un PSE qui menacerait plus d’une trentaine d’emplois. Une démonstration importante de solidarité entre les travailleurs en lutte pour défendre l’avenir de tous et toutes !

jeudi 24 juin

Cette journée de jeudi s’annonçait comme un moment important pour durcir la grève à SIAP Prociner dans la mesure où la cadence d’incinération des déchets avait bien été ralentie dans l’usine et que la direction ne pourrait pas absorber l’impact de la grève beaucoup plus longtemps. Après avoir usé des méthodes honteuses pour tenter de casser la grève, en envoyant la police pour réquisitionner les grévistes à leur domicile, en remplaçant des grévistes par des cadres et des intérimaires, la direction a reculé et a proposé d’ouvrir les négociations. Avant cela, elle ne daignait même pas les rencontrer pour écouter leurs revendications ; c’est bien que les grévistes ont imposé un rapport de force à leur avantage !

En plus de durcir la grève et imposer à leur direction d’accéder à leurs revendications, les grévistes de SIAP Prociner sont allés rencontrer les travailleurs voisins de Lesieur eux aussi en grève ce jeudi pour contester l’annonce d’un PSE qui menacerait plus d’une trentaine d’emplois sur le site de l’entreprise à Bassens.

Une cinquantaine des ouvriers du site Lesieur étaient en grève ce jeudi à l’appel des sections syndicales CGT et SUD pour dénoncer la mascarade de leur direction qui organisait la journée de la « Santé et du bien-être au travail » alors qu’elle détruit en même temps les emplois. La direction de la filiale agro-alimentaire Lesieur, qui fait partie du géant mondial Avril, multinationale française qui comptait en 2018 plus de 51 millions de profits, est donc tout aussi criminelle que la direction du groupe SIAP-SARPI-Veolia. En effet, le groupe n’a cessé de détruire les emplois : des plans de restructurations successives qui ont supprimé plus de 29 emplois de 2014 à 2020 sur le site Lesieur de Bassens, et ce malgré les nombreuses aides de l’Etat ainsi que de la Région pour soi-disant maintenir l’emploi qui cachent des cadeaux fiscaux au grand patronat.

Au nom de la détermination de tous les grévistes du site, les sections syndicales CGT et SUD déclarent alors à la direction : « Vous l’aurez donc compris, nous n’accepterons plus aucune suppression de postes et encore moins des licenciements au sein de notre usine ». C’est dans la continuité de cette combativité que les grévistes de Lesieur et SIAP se sont rejoints ce jeudi, et ont également souhaité envoyer leur solidarité à la grève des Ateliers Haute-Garonne du secteur aéronautique à Toulouse :

Quant à la grève de SIAP, les travailleurs ont été reçus par la direction dans l’après-midi et cette dernière a souhaité faire la sourde oreille face aux revendications des grévistes qui veulent obtenir la formation des nouveaux embauchés sur un an pour ensuite être titularisés à un coefficient de 225 sur la grille des salaires au terme de 3 ans d’expérience dans l’usine. Avec un mépris sans limites, la direction leur a alors proposé une formation sur 3 ans et une promesse de titularisation au terme de 7 ans en restant au coefficient actuel de 205 sur la grille des salaires. En plus de cela, la direction refusait de mettre tout accord à l’écrit, laissant ces promesses sans aucune garantie ; dans cette mesure l’Assemblée Générale des grévistes a décidé majoritairement la reconduction illimitée de la grève tant que la direction n’accédait pas à leurs revendications.

Ils seront donc toujours en grève demain et ils devraient revoir la direction qui leur proposera un accord que les grévistes décideront démocratiquement de signer ou pas au sein de l’Assemblée Générale.

Vous pouvez toujours les soutenir en participant à leur caisse de grève ici.




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