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La Izquierda Diario
15 de avril de 2022 Twitter Faceboock

Un seul rempart, la lutte des classes
Manif du 16 avril : face à Le Pen et Macron, construisons la riposte dans la rue !
Mahdi Adi

Le second tour des élections opposera Emmanuel Macron et sa politique antisociale, autoritaire et raciste qui a pavé la voie à l’extrême-droite, à Marine Le Pen, pire ennemie du monde du travail et des classes populaires. Face à cette fausse alternative, construisons la riposte dans la rue dès samedi.

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Cortège de Révolution Permanente à la manifestation contre l’extrême-droite, le 12 juin 2021 à Paris. Crédit photo : O Phil des Contrastes

Le second tour des élections ressemble à une répétition de 2017, en pire. Macron s’est qualifié en obtenant 28% des suffrages exprimés avec un programme promettant un saut dans l’offensive néo-libérale en cours depuis cinq ans, en profitant de l’effondrement du parti de la droite traditionnelle. Tandis que Le Pen a capitalisé sur sa « normalisation » renforcée par l’épouvantail ultra-raciste incarné par Eric Zemmour, la candidate d’extrême-droite compte instrumentaliser la colère populaire contre le quinquennat Macron, une perspective mortifère pour le monde du travail et les classes populaires.

Marine Le Pen pire ennemie des travailleurs et des classes populaires

Marine Le Pen ne promet rien d’autre qu’un saut supplémentaire dans les attaques antisociales, sécuritaires, racistes et islamophobes. Non seulement elle promet d’interdire le voile dans l’espace publique, d’inscrire « la priorité nationale » dans la constitution pour exclure les étrangers des aides et protections sociales, ou de mettre toujours plus d’argent pour la police et l’armée, mais même son programme économique que les grands médias dépeignent comme « très social » s’avère être une série de cadeaux au patronat.

La candidate du RN s’oppose ainsi à l’augmentation du SMIC alors qu’elle défend la baisse des impôts de production à hauteur de 10 milliards, cédant à une revendication du MEDEF, ou encore la défiscalisation des héritages – une mesure qui bénéficiera aux enfants de la moyenne et grande bourgeoisie, et non aux jeunes des classes populaires.

Macron président de l’offensive néolibérale antisociale, raciste et autoritaire

Confronté à la possibilité que l’abstention et la détestation de son quinquennat permette à l’extrême-droite d’accéder au pouvoir, Macron manœuvre pour tenter de ressusciter « le barrage à l’extrême-droite » en essayant de convaincre l’électorat de LFI, clé pour ce second tour, en se disant par exemple prêt à « bouger » sur la retraite à 65 ans, avant d’affirmer jouer seulement sur le rythme de la réforme. Une déclaration qui montre la nécessité du macronisme de devoir « faire avec » la nouvelle pression sur sa gauche qu’exprime l’émergence d’un troisième bloc autour de LFI, mais qui ne le fera pas bouger sur le fond puisqu’il compte bien opérer l’offensive anti-sociale générale promise au moment de l’annonce officielle de sa candidature.

Sans oublier qu’« en même temps », le président-candidat braconne sur le terrain xénophobe de Le Pen en promettant plus d’expulsions, moins de visas, et d’accentuer la chasse aux migrants. Un discours cohérent avec l’ensemble de son quinquennat : de la loi Asile et Immigration à la loi Séparatisme et aux dissolutions d’associations musulmanes et antiracistes, des violences policières dans les quartiers populaires et les manifestations à la loi Sécurité Globale. De quoi convaincre ceux qui auraient encore des doutes que Macron ne constitue en rien un rempart à l’extrême-droite.

Contre Le Pen, Macron, et l’avenir qu’ils nous promettent

Face à Le Pen et Macron, les étudiants de la Sorbonne montrent la voie en occupant leur fac pour dénoncer le choix qui leur est imposé, ainsi que le tri raciste des réfugiés venus d’Ukraine, la répression policière et la casse sociale en cours et à venir. De la même manière, Jérôme Rodrigues, figure des Gilets jaunes, appelle à l’abstention active : « Ni Le Pen Ni Macron ! Le seul candidat, c’est la rue ! »

A ce titre, les organisations syndicales et politiques se revendiquant de notre camp social doivent construire la riposte par la mobilisation du monde du travail, de la jeunesse et des quartiers populaires. A rebours des illusions véhiculées par un appel au vote Macron pour faire « barrage » à l’extrême-droite, une telle perspective doit permettre de construire un bloc de résistance dans la lutte des classes pour le prochain quinquennat, quel que soit le résultat qui sortira des urnes le soir du second tour. C’est la raison pour laquelle il faut descendre massivement dans les rues ce samedi 16 avril dans la capitale et partout en France, contre Macron, le Pen et l’avenir qu’ils nous promettent.

A Paris, le cortège partira à 14h de la Place de la Nation. Les étudiants réunis en assemblées générales dans les universités de Paris 1, Paris 8 et Nanterre donnent rendez-vous sur la place à l’angle du Faubourg Saint-Antoine pour un cortège de jeunesse.

 
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