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La Izquierda Diario
11 de mars de 2022 Twitter Faceboock

Anti-guerre
Ukraine : 50 000 manifestants à Rome pour la paix et contre le militarisme de l’OTAN
Giacomo Turci

La manifestation pour la paix de samedi dernier à Rome a été un succès. Malgré les illusions pacifistes des organisateurs sur le rôle « démocratique » de l’Italie, de l’UE et de l’ONU, un message antimilitariste fort a été envoyé.

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Article initialement paru sur La Voce Delle Lotte

Après une semaine de manifestations locales dans toute l’Italie, la mobilisation nationale pour la paix appelée samedi dernier à Rome a été un succès. Malgré un appel lancé seulement quatre jours à l’avance ce sont quelques 50 000 personnes qui ont participé, avec une forte présence de syndicats dont la Confédération Générale Italienne du Travail (CGIL), d’étudiants, d’organisations sociales et communautaires telles que l’ARCI, et de nombreuses organisations politiques de gauche. Des bus des quatre coins du pays ont convergé vers Rome pour la manifestation.

Le contenu de l’appel à manifester a fait l’objet d’un débat important, et l’une des confédérations syndicales, la CISL (confédération italienne des syndicats de travailleurs) a décidé de ne pas s’y joindre parce qu’elle n’était pas d’accord avec la remise en question du rôle de l’OTAN et du militarisme européen.

La manifestation a également vu une participation importante de divers centres sociaux et de la gauche italienne, reprenant le slogan « Ni OTAN ni Poutine », et malgré la campagne médiatique menée par les puissances impérialistes de l’OTAN, ce mot d’ordre a eu beaucoup d’écho au sein des différents cortèges de la marche. Marquant même une opposition aux partis politiques traditionnels et aux directions syndicales bureaucratiques, qui avaient opté pour une mobilisation qui ne remettait pas en cause l’ « atlantisme » italien.

Les discours de fin de manifestation prononcés depuis la scène de la Piazza San Giovanni étaient eux, pour la plupart, au nom d’un appel démocratique à la paix, avec un espoir marqué dans le rôle progressiste possible de l’État italien, de l’Union Européenne et des Nations Unies.

C’est le cas de Maurizio Landini, secrétaire général de la CGIL, qui a parlé de la paix en se réclamant … du Pape (en tant que « dirigeant ouvrier honoraire ») et s’est montré très ambigu insistant sur le rôle que pourrait avoir une intervention de l’ONU en Ukraine et mettant en avant l’option d’envoyer des troupes de « maintien de la paix ». Une revendication qui n’était en aucun cas celle de la marche de samedi.

Landini a également assuré : « Je ne pense pas que le problème aujourd’hui soit d’arrêter la guerre en envoyant des armes. Ce n’est pas la voie à suivre, il nous faut emprunter le chemin de la diplomatie. Je pense que l’ONU devrait, pour le rôle qu’elle joue, se rendre en Ukraine et être présente à la table des négociations. Avec le syndicat, nous défendons une grande journée de mobilisation de tous les travailleurs européens contre la guerre ».

Une bouffée d’air frais est venue ensuite, avec l’intervention de deux jeunes représentant le réseau « No War Roma » et le nouveau mouvement étudiant romain « La lupa ». Ils ont dénoncé à la fois le rôle du gouvernement russe et le militarisme de l’OTAN, dont les pays fomentent des conflits sur toute la planète et répriment violemment les mouvements sociaux dans leur pays. En outre, ils ont appelé à une grève générale contre la guerre, et ont appelé à une participation active à la grève féministe internationale du 8 mars [alors à venir].

La marche de ce samedi est devenue le premier événement important à l’échelle nationale, qui devrait poursuivre et radicaliser la lutte contre la résurgence du militarisme, contre la guerre qui se joue par procuration entre l’OTAN et la Russie par le biais de la livraison massive d’armes au gouvernement Zelensky. Une journée qui se présente comme un premier pas vers la défense d’une paix immédiate en Ukraine avec le retrait des troupes russes du pays et l’utilisation de moyens réellement démocratiques et non-militaristes pour résoudre les problèmes de liberté et d’autodétermination nationale, en Ukraine comme ailleurs.

 
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