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Jeunesse

Face à Macron et Le Pen

Sorbonne. Face à la mobilisation naissante le gouvernement envoie la police, soutien aux étudiants !

Depuis ce mercredi après-midi, une occupation est en cours à la Sorbonne pour construire la riposte face au second tour Macron - Le Pen. Alors qu’un rassemblement se tenait devant la Sorbonne ce jeudi, le gouvernement n’a pas tardé à envoyer la police réprimer le mouvement.

jeudi 14 avril

Ce mercredi après-midi, plus de 600 étudiants se sont réunis dans la Sorbonne pour s’organiser face à un second tour réactionnaire entre Macron et Le Pen. Ils ont notamment voté l’occupation de l’université avant de se réunir à nouveau dans la soirée pour discuter des prochaines actions à mener pour faire entendre leur colère. Un texte a notamment été voté pour appeler les autres universités et lycée à étendre la mobilisation non seulement contre Marine Le Pen et l’extrême-droite.

Après avoir occupé l’université pendant la nuit, plusieurs dizaines d’étudiants se retrouvent bloqués à l’intérieur depuis ce matin, la police les empêchant de sortir. Plusieurs centaines d’étudiants se sont alors réunis vers 12h devant la Sorbonne en soutien aux occupants et pour discuter des suites à donner au mouvement.

Or, la première réponse du gouvernement a été la répression, plusieurs fourgons de CRS étant postés devant l’université depuis le matin et d’autres les rejoignant vers 11h. Alors que les étudiants s’apprêtaient à tenir une Assemblée Générale, après avoir tenté de les nasser, les CRS ont commencé à gazer les étudiants et les ont violemment repoussés sur les trottoirs.

Après avoir réussi à se rassembler à nouveau, Ariane, militante au Poing Levé Paris 1, prend la parole : « il faut exiger la libération de tous nos camarades enfermés dans l’université et sans poursuite judiciaire. Il faut s’organiser, partir en manifestation et aller chercher Frédérique Vidal pour maintenir les facs ouvertes et pour qu’on puisse continuer les AG ! »

De fait, alors que le premier tour est difficile à avaler pour une grande partie des étudiants, la dynamique de mobilisation naissante semble clairement inquiéter la présidence de Paris 1, qui a basculé les cours en distanciel pour tuer le mouvement dans l’oeuf, ainsi que le gouvernement, qui n’a pas tardé à envoyer la police. À l’heure actuelle, des étudiants sont toujours retenus à l’intérieur de l’université et ne peuvent pas sortir : c’est inacceptable, et il faut exiger leur libération immédiate !

De plus, alors que la mobilisation exprime clairement son refus du choix réactionnaire qui nous est imposé entre Macron et Le Pen, il s’agit de lier la mobilisation en cours dans plusieurs universités parisiennes et celle des étudiants réfugiés d’Ukraine qui tentent de s’inscrire dans les universités en France et subissent le tri raciste du gouvernement. Face au gouvernement et à l’extrême-droite, le combat commence par la lutte pour leur inscription et leur régularisation. Rendez-vous ce soir à 18h devant le Panthéon ainsi que samedi 16 avril !



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