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« Serviette gorgée de sang » sous le burkini : El Razhoui surenchérit dans l’islamophobie la plus abjecte

En pleine polémique réactionnaire sur le burkini, Zineb El Rhazoui étalait hier son islamophobie dans le Figaro. Mettant en doute l'hygiène des femmes qui choisiraient de porter cette tenue, la journaliste a une fois de plus confirmé son obsession raciste contre les femmes musulmanes.

vendredi 20 mai

Crédit photo : Zineb El Rhazoui, le 17 octobre 2019. AFP - JACQUES DEMARTHON

Alors qu’une nouvelle polémique concernant le burkini, un maillot de bain féminin couvrant la tête, les bras et les jambes des nageuses, bat son plein, la journaliste Zineb El Rhazoui qui avait été un temps pressentie pour représenter LREM aux élections législatives, avant qu’une photographie d’elle posant en compagnie du youtubeur d’extrême-droite Papacito ne fasse scandale, a accordé une interview au Figaro dans laquelle elle déverse toute sa haine islamophobe et misogyne ainsi que des analyses politiques à la limite du complotisme.

La commentatrice est ébranlée par la décision de la mairie de Grenoble d’autoriser le port du burkini dans les piscines municipales.

Comme a son habitude dans une position raciste et misogyne, celle-ci commente « comment s’assurer que ces baigneuses entièrement couvertes ne portent pas une serviette périodique gorgée de sang menstruel ou simplement leurs dessous de la veille sous leur burqini ? ». Elle semble particulièrement fière de cette sortie puisqu’elle l’a choisie comme extrait pour mettre en avant l’interview sur son compte twitter, pourtant elle renvoie à des tropes stéréotypes racistes concernant l’hygiène supposée douteuse de personnes non blanches et suggère une volonté de contrôler de façon très étroite le corps des femmes.

Sous des airs universalistes qu’elle peine à se donner, Zineb El Rhazoui ne fait que recracher toutes les névroses les plus nauséabondes que le champs médiatique bourgeois, complètement polarisé par l’extrême-droite, agite en permanence pour stigmatiser la communauté musulmane et en particulier les femmes.

Ces discours qui ont trouvé un débouché politique dans des lois ou arrêtés municipaux « anti-voile » participent bel et bien d’une islamophobie structurelle très marquée en France. Avant sa dissolution le CCIF estimait que 75 % des actes islamophobes visaient des femmes, témoignant du rôle que jouent les discours et les lois concernant le voile ; et le Conseil Français du Culte Musulman estime que le nombre d’actes islamophobes a bondi de 53 % entre 2019 et 2020 témoignant d’un climat particulièrement oppressif pour les musulmans de France. Cette réalité n’empêche pas El Rhazoui d’affirmer que « [les] deux thèses identitaires nommées « grand remplacement » ou « islamophobie » , elles ont en commun d’être complotistes et factuellement infondées », mettant un trait d’égalité scandaleux entre une théorie complotiste d’extrême droite et un concept cherchant à rendre compte de l’oppression islamophobe.

Zineb El Rhazoui agite le spectre de « militants islamistes » cherchant à couvrir les femmes et à salir les piscines municipales mais si des forces politiques menacent les droits des femmes, ce sont bien l’extrême-droite et les gouvernements bourgeois. Zineb El Rhazoui entretient d’ailleurs des liens avec à la fois l’extrême droite et LREM : alors qu’Emmanuel Macron avait avancé son nom pour une possible investiture aux législatives, la journaliste a également posé avec des armes et aux côtés du youtubeur d’extrême droite Papacito. Elle avait de plus appelé la police à tirer à balles réelles sur les habitants des banlieues au cours d’une révolte en 2019. Zineb El Rhazoui n’est pas la grande humaniste pour laquelle elle cherche encore vaguement à se faire passer, elle est au contraire une polémiste raciste de plus témoignant de l’hégémonie de discours d’extrême-droite dans les sphères médiatiques et politiques bourgeoises.



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