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Jeunesse

Ni peste ni choléra !

Plus de 500 étudiants en Assemblée Générale à la Sorbonne pour affirmer « ni Macron, ni Le Pen » !

Ce mercredi, plus de 500 étudiants se sont réunis en Assemblée Générale à la Sorbonne pour organiser la riposte avant le second tour des élections présidentielles. Au son de « Siamo tutti antifascisti » et de « Ni Macron, ni Le Pen », les étudiants ont rappelé qu’ils ne choisiraient pas entre la peste et le choléra !

mercredi 13 avril

Ce mercredi, plus de 500 étudiants se sont réunis en Assemblée Générale à la Sorbonne pour organiser la riposte avant le second tour des élections présidentielles. Après s’être retrouvés Place de la Sorbonne, les étudiants se sont dirigés vers la Sorbonne, où l’administration a tout fait pour les empêcher de se réunir. Les étudiants se sont alors mis à crier « un amphi ! un amphi ! » jusqu’à ce qu’un amphithéâtre soit mis à leur disposition.

Finalement, après avoir réussi à entrer dans un amphithéâtre, plus de 500 personnes se sont amassées dans la salle, commençant à chanter : « Siamo Tutti antifascisti » et « Ni Macron, ni Le Pen ! »

Après la réussite de l’Assemblée Générale, la présidence de Paris 1 a fait évacuer le centre de Tolbiac, situé dans le 13e arrondissement de Paris.

Dimanche soir, les résultats du premier tour des élections présidentielles ont signé un remake de 2017 sur fond d’abstention massive. Or, avec la redite du duel Macron - Le Pen revient déjà dans la bouche des éditorialistes le fameux « front républicain » du 2ème tour. De fait, l’extrême-droite signe un score total important avec 32,1% des voix au total. Néanmoins, après un premier quinquennat Macron marqué par l’offensive sécuritaire, autoritaire, raciste et islamophobe du gouvernement, la répression ultra-violente des mouvements sociaux et les dissolutions d’organisations, l’arnaque du « barrage » à l’extrême-droite n’aura jamais paru aussi évidente. Ce sont bien Macron et son gouvernement qui ont pavé la voie à l’extrême-droite, en banalisant ses idées.

Dans ce contexte, la lutte contre l’extrême-droite et ses idées passe par une lutte intransigeante contre le macronisme. En ce sens, la mobilisation à la Sorbonne ce mercredi est un premier pas dans la construction d’une riposte face à cette alternative réactionnaire qui nous est proposée pour le second tour. Un peu partout en France, des secteurs de la jeunesse refusent de choisir entre la peste et le choléra. Depuis ce lundi, des étudiants occupent un bâtiment de l’ENS Jourdan, quand à Rennes, une Assemblée Générale a eu lieu ce mardi. À Sciences Po Paris à Nancy, des étudiants ont bloqué le campus ce mercredi.

Alors que les étudiants refusent de choisir entre la peste et le choléra, le 3e tour social se construit dès maintenant, avec la lutte pour l’inscription des étudiants étrangers réfugiés d’Ukraine qui subissent le tri raciste du gouvernement. À Paris 8, une Assemblée Générale a ainsi eu lieu ce mardi dans le but d’organiser la lutte pour l’inscription et la régularisation des plus de 200 étudiants réfugiés d’Ukraine arrivés à l’université depuis un mois, mais aussi de l’ensemble des étudiants réfugiés. Un rassemblement est également organisé ce jeudi à 18h au Panthéon à Paris et peut être un appui de taille dans la construction d’une riposte face au quinquennat qui se prépare. Il y aura aussi des rassemblements à Bordeaux, à Toulouse, à Montpellier, à Marseille et à Rennes à l’appel de 15 organisations jeunes. Il faudra être nombreux : le combat contre le gouvernement et l’extrême-droite commence par la solidarité avec tous les réfugiés !



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