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Politique

L'extrême-droite tue

Paris. Un militant d’extrême-droite abat un homme en pleine rue

Martial Lanoir, militant d’extrême-droite, aurait abattu un homme de 25 ans d’une balle dans la tête, dans la nuit de vendredi à samedi. Un meurtre qui ne peut qu’évoquer celui du rugbyman argentin Frederico Aramburu par un néo-nazi du GUD il y a un mois.

lundi 16 mai

Crédit photo : Martial Lanoir sur le plateau de TPMP

A Paris, dans la nuit du vendredi 13 et du samedi 14 mai, un jeune homme a été abattu d’une balle dans la tête. Le suspect, interpellé à proximité des lieux après avoir tenté de fuir son arme à la main, est un militant d’extrême-droite. A l’origine du meurtre, un conflit entre deux individus dans le 18e arrondissement à proximité duquel serait passé Martial Lanoir en voiture. Il se serait alors arrêté puis aurait abattu l’un des hommes qui l’aurait insulté, âgé de 25 ans.

Le probable auteur du crime, Martial Lanoir, un homme âgé de 50 ans est connu pour sa proximité avec l’extrême droite. Chanteur, Lanoir se fait connaître sur Dailymotion où il publie ses vidéos « coup de gueule » racistes au titre évocateur tels que « sauvons la France » ou « Immigration non-voulue par les français ». Il y développe ses théories confuses, xénophobes et conspirationnistes, se revendiquant notamment de « Soral et Dieudo ».

Récemment, il a également pris part au délire complotiste autour du coronavirus, se faisant remarquer sur ce terrain lors d’un passage dans Touche pas à mon poste ! où il évoquait de multiples théories conspirationnistes sur le coronavirus. L’homme anime également un canal Telegram où il diffuse des contenus racistes et antisémites.

Ce meurtre ne peut pas manquer d’évoquer l’assassinat il y a un mois du rugbyman argentin Federico Martin Aramburu après une rixe par Loïk Le Priol, ex-militant néo-nazi du GUD (Groupe Union Défense). A nouveau, ce meurtre rappelle la dangerosité d’une extrême-droite armée, qui prospère sur les politiques sécuritaires et autoritaires menées par Macron, les idées véhiculées par l’extrême-droite, et la large impunité dont elle jouit.

Alors que les militants d’extrême-droite n’hésitent pas à s’en prendre aux personnes racisées, aux LGBT, aux syndicats et à agresser nos cortège en manifestation, il est nécessaire que le mouvement ouvrier, avec l’ensemble des secteurs exploités, mènent une lutte sans merci contre l’extrême-droite et les politiques qui lui permettent de prospérer.



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