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Politique

Un président culotté

Macron met en garde contre la « dérive autoritaire » de Le Pen : l’hôpital qui se fout de la charité

Marine Le Pen a expliqué lundi lors d'une conférence de presse que c'était elle qui décidait qui était journaliste ou non. Emmanuel Macron en a profité pour l'accuser de « dérive autoritaire ». Un comble pour l'éborgneur des Gilets Jaunes et l'artisan des lois Sécurité Globale et Séparatisme.

mercredi 13 avril

Photo : Capture France 2 / Capture Le Parisien

Lundi durant sa conférence de presse sur les institutions et la vie démocratique, Marine Le Pen répondait à une question d’un journaliste lui demandant la nature de ses relations avec les médias si elle était élue présidente, au vu de son refus d’accréditation de certains journalistes venant par exemple de Quotidien, pour son QG lors du soir du premier 1er tour.

La candidate d’extrême droite a alors répondu qu’il « n’y a pas de journalistes chez Quotidien » et qu’elle s’octroyait le droit de décider à qui elle accorderait des accréditations, répondant positivement à la question d’un journaliste de Libération, lui demandant si elle décidait de qui est journaliste. Des propos scandaleux qui montrent une nouvelle fois les évidentes attaques à la liberté, dans ce cas-ci de la presse, qu’elle mettrait en œuvre si elle était élue.

Pour Emmanuel Macron, c’était l’occasion parfaite pour attaquer son opposante sur le plateau de France 2 mercredi matin en l’accusant de « dérive autoritaire », accusation qui fait grincer des dents venant d’un président qui aura fait vivre aux classes populaires un quinquennat de violence et de répression rarement égalé, comme en témoigne le chiffre de 27800 victimes de violences policières en manifestation durant ces 5 dernières années, sans bien sûr parler des dissolutions de collectifs, d’associations et d’organisation politiques ou encore des lois Sécurité Globale et Séparatisme, qui ont permis de renforcer la répression envers les quartiers populaires, les personnes musulmanes et les mouvements sociaux de façon considérable.

Alors que le premier tour des élections présidentielles signe un mauvais remake de 2017, nous demandant de choisir entre la peste et le choléra, il s’agit de rappeler que la lutte contre l’extrême-droite et ses idées passe obligatoirement par le combat contre la macronie, qui lui a déroulé le tapis rouge pendant cinq ans.

Face à Macron et Le Pen répondons par la mobilisation dans la rue et posons dès maintenant les bases d’un bloc de résistance de lutte pour s’opposer aux contre-réformes et à la répression qui vont se multiplier dans les années qui suivent.



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