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Politique

Non à la guerre !

Le litre d’essence bientôt à 3 euros ? Les multinationales doivent payer

Conséquence de la guerre en Ukraine et des sanctions de l’OTAN, le prix au litre d’essence est de plus en plus exorbitant. Pour ne pas se laisser rouler dessus, exigeons des mesures d’urgence financées par les multinationales pour faire face à la situation.

vendredi 11 mars

Crédit photo : Reuters/ Gaillard

Sur la semaine qui vient de s’écouler le gazole a encore pris 14 centimes au litre, l’augmentation totale sur les 10 derniers jours s’élevant donc à 45 centimes.

Une explosion brutale pour des prix au litre qui ont déjà laissé loin derrière eux la barre (déjà exorbitante !) des 2 euros et s’inscrit dans la continuité de la hausse des derniers mois. Certaines stations, notamment dans Paris affichent « 2,78 € le SP98 dans des petites stations Avia du 7ème et du 16ème arrondissement ou encore 2,72 € le litre de gazole dans le 14ème arrondissement  ». Des prix qui approchent dangereusement des trois euros et qui font d’ores et déjà exploser le budget du mois.

Cette situation qui fait de chaque plein une source de colère, de sidération et d’inquiétude donne lieu à une multiplication de photos des prix des différentes stations sur les réseaux sociaux ou encore à des détournements reflétant le luxe que serait devenu l’usage de la voiture.

Si le ton peut parfois être ironique, la situation ne prête pourtant pas à sourire. Cette augmentation pèse fortement sur des budgets déjà serrés, jusqu’à parfois conduire à des décisions désespérées. Anne Lauseig, assistante de vie en Gironde, confiait ainsi au Monde : «  Autour de moi, des filles préfèrent arrêter de travailler que de voir 20 % de leur petit salaire partir en essence » même son de cloche toujours auprès du Monde pour Sébastien Daguet qui est taxi : « avec un litre autour de 2 euros, Sébastien Daguet assure gagner 30 % de moins qu’à la même période il y a un an ». Les pleins à trois chiffres ne sont tout simplement pas viables.

Cette augmentation scandaleuse du coût de l’essence vient de loin, elle poursuit la dynamique entamée dans le cadre de la reprise mondiale post-covid et a été aggravée par les conséquences de la guerre en Ukraine. Face à cela, le gouvernement et les multinationales cherchent à nous en faire payer le prix. En début de semaine, Bruno Le Maire assurait ainsi que, cette fois, il n’y aurait pas de « quoi qu’il en coûte » et appelait la population à « faire des efforts ».

A l’inverse, face à l’urgence, il est nécessaire d’exiger un plafonnement des prix de l’énergie, la suppression de la TVA qui pèse lourdement sur le budget des plus précaires ainsi que l’indexation des salaires sur l’inflation. Alors que la faiblesse des salaires donnent lieu à de nombreuses grèves depuis des mois, la question de leur augmentation est également centrale. Pour financer toutes ces mesures, c’est dans les profits faramineux des multinationales, notamment de l’énergie, qu’il faut aller chercher. Alors que Total a fait pas moins de 16 milliards de bénéfice sur l’année 2021, s’engraissant sur la hausse du prix du carburant, l’argent existe, mais pour le récupérer il faut récupérer les profits du grand patronat.



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