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International

Une guerre qui coûte cher

La France dans le bourbier iraquien : combien de divisions ?

Pour inaugurer l’année 2017, François Hollande a passé son lundi en Irak auprès des forces françaises engagées dans la « lutte contre Daesh ». Enchaînant conférences de presse et allocutions, le Président a réaffirmé la poursuite de cette « guerre » impitoyable dans laquelle il s’est engagé mais qui, loin « d’éliminer » le mal « à la racine », ne fait que le nourrir. Une guerre, meurtrière, dans laquelle la France engage, depuis deux ans et demi, un budget colossal.

lundi 2 janvier 2017

CM

Quel prixpour l’économie française ? Des centaines de millions. Lors de l’annonce de l’entrée de la France sur le sol irakien, puis syrien, ceux qui nous gouvernent avaient fait la promesse que cette campagne guerrière n’engagerait que l’aviation. Depuis, les frappes aériennes ont été accompagnées de troupes au sol.

Depuis septembre 2014, la France a alors réalisé plus de 5700 sorties aériennes, environ 1000 frappes et détruit plus de 1700 objectifs en Irak ou en Syrie. Outre les 14 avions de chasse Rafale, aux coûts pharamineux, basés en Jordanie et aux Emirats Arabes Unis, environ 500 soldats français assurent des missions de conseil, de formation et d’appui d’artillerie en Irak aux forces engagées dans la bataille de Mossoul. Le coût de l’opération Chammal, au début de l’année 2016, était de 360 millions d’euros. Un chiffre que la cour des comptes estime, depuis, largement dépassé.

Dans ses discours à Bagdad, Hollande a annoncé une augmentation des moyens militaires déployés dans cette guerre : plus d’armements et plus de militaires. Ainsi,d’ici à 2019, dans le cadre de la « loi de programmation militaire », ces forces déployées devraient compter jusqu’à 4000 militaires, entraînés et prêts au combat.

Les conseillers que Hollande est venu féliciter et encourager sur le terrain, ce lundi, sont d’ailleurs ceux qui forment au quotidien les forces spéciales irakiennes, régulièrement accusées d’exactions dans les zones sunnites reprises à l’EI. Une belle illustration de la pagaille sanglante à laquelle participe en toute conscience l’Etat français.



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