^

Monde

Répression sanglante

Kazakhstan. Le président appelle à « ouvrir le feu sans avertissement » sur les manifestants

Alors qu’une révolte importante traverse le Kazakhstan, les manifestants doivent faire face à importante une répression. Ce vendredi le président Tokaïev a appelé à son armée à « ouvrir le feu sans avertissement » et à la « destruction totale des manifestants ». A Almaty, la capitale économique du pays, de sanglants affrontements sont en cours.

vendredi 7 janvier

Crédit photo : Des policiers derrière des barricades dans le centre d’Almaty, le 5 janvier 2022. VLADIMIR TRETYAKOV / AP

Depuis dimanche, le Kazakhstan est le théâtre d’une explosion sociale profonde et d’un important soulèvement de la population, violemment réprimé, suite notamment à la hausse des prix du gaz. La répression est encore montée d’un cran, ce vendredi 7 janvier, alors que le président du pays, Kassym-Jomart Tokaïev, a appelé l’armée à ouvrir le feu « sans avertissement » sur les manifestants.

A Almaty, la plus grande ville et capitale économique du pays, ce vendredi des tirs de rafales ont résonné toute la journée pendant que des bloquaient les avenues et carrefours. Plusieurs dizaines de manifestants auraient été tués.

Il est pour l’heure difficile de se faire une idée précise sur la réalité de la répression, le président Kazakh ayant coupé internet. Comme le note (Le Monde :« Le ministère de l’intérieur a, de son côté, annoncé que 26 « criminels armés » avaient été tués et 18 blessés dans les émeutes. Il a confirmé que tous les bâtiments administratifs avaient été « libérés et placés sous protection accrue », avec 70 points de contrôle établis à travers le pays. Par ailleurs, plus de 3 800 personnes ont été arrêtées. Ces chiffres n’ont toutefois pas pu être vérifiés de manière indépendante et le gouvernement n’a fourni aucun bilan. ».

Une chose est sûre le gouvernement semble prêt à tout pour en finir avec la révolte jusqu’au massacre des émeutiers. Ce vendredi, le président du Kazakhstan, a précisé par voie de communiqué que les opérations se poursuivront « jusqu’ à la destruction totale des manifestants » avant donc de donner pour consigne aux policiers et militaires d’ouvrir « le feu sans avertissement ». Et le gouvernement kazakh devrait pouvoir compter sur l’aide de contingents russes, arméniens et de l’OSTC qui pourraient avoir d’ores et déjà participé aux affrontements ce vendredi.

C’est ce que note Ouest France :"Sollicités par le président Tokaïev, la Russie et les cinq autres États de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) ont déployé des troupes. 70 rotations d’avions de transport stratégique ont permis dès jeudi d’acheminer ceux que la Russie présente comme des soldats de la paix​ (ils portent des brassards d’un bleu onusien !). Le contingent de l’OTSC, qui pourrait dépasser 2500 hommes commandés par le patron des troupes aéroportées russes, a déployé des moyens de guerre électronique pour surveiller les communications téléphoniques."

Alors que déjà plusieurs morts sont à déplorer chez les manifestants, le gouvernement resserre le vice de la répression cherchant à écraser dans le sang le mouvement. Ce matin, le président a affirmé que « l’ordre constitutionnel avait été largement rétabli » mais de nombreux manifestants continuent à lutter. Soutien internationaliste à tous ceux qui lèvent la tête face à la répression meurtrière du gouvernement Kazakh !



Mots-clés

Kazakhstan   /    Asie   /    Russie   /    Monde