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Un musicien qui ne mâche pas ses mots

Interview. Kaddour Hadadi (HK & Les Saltimbanks) pour la relaxe des Goodyear et contre l’état d’urgence

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Le musicien Kaddour Hadadi, alias HK du groupe HK Les Saltimbanks, a démontré une fois de plus être du côté de ceux d’en bas, en apportant sa solidarité aux 8 salariés de Goodyear et à tous les syndicalistes victimes de répression. Ce jeudi 4 février, celui dont les refrains sont traditionnellement repris en chœur dans les manifestations est monté à la tribune du rassemblement de soutien de Paris, pour entonner son célèbre « On lâche rien » en présence des syndicalistes condamnés. Nous l’avons interviewé.

Propos recueillis par Flora Carpentier

Un mot pour les salariés de Goodyear condamnés à de la prison ?

« Soutien total, respect pour ces voyous, ces bandits, ces criminels, ces affreux, ces terroristes des Goodyear syndicalistes. Ils se battent pour eux, pour leurs droits, et en se battant pour ça ils se battent pour nous, pour une certaine idée de la société, simplement humaine, où c’est pas des gens qui décident dans un bureau opaque du sort de centaines de milliers de personnes, et où ces gens là doivent juste se la fermer, la boucler et se laisser faire. Finalement c’est ça, on les attaque pour entrave à fermeture d’usine, pour le fait d’avoir défendu leur bifteck. C’est des petits gens dans lesquels je me reconnais, avec qui je m’associe. Je suis heureux et fier d’être là pour eux. »

Tu vois un lien entre l’état d’urgence et la condamnation des Goodyear ?

« Oui. Disons qu’avec l’état d’urgence, les choses se clarifient. Parmi les gens qui ont été assignés à résidence, il y avait des contestataires : des écolos, des militants altermondialistes, des gens repérés comme étant des activistes… et ces gens-là ont été visés. Donc il y a une vision de la société contre laquelle on se bat, et contre laquelle on ne voudrait plus qu’on se batte. »

Kaddour a pointé du doigt le fait qu’une semaine après les attentats, les salles de concert et les stades avaient réouvert, alors que deux mois après le 13 novembre, les manifestations étaient toujours interdites. Pour lui, cela signifie clairement qu’il y a une volonté d’ « étouffer la contestation ». « Jusqu’à présent on nous marginalisait quand on ne pensait pas la même chose. Aujourd’hui on nous criminalise, donc ça va plus loin, et on se mobilise contre ça. On a chacun à faire dans ce combat là ».


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