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Hypocrite : Ménard, l’ami de Zemmour et Le Pen, fait semblant de s’émouvoir du sort des migrants

Robert Ménard, maire de Béziers et éditorialiste réactionnaire s’est adonné à un mea culpa sur le plateau de Pujadas ce mercredi 9 mars, affirmant regretter certains de ses propos à l’encontre des réfugiés syriens ou irakiens. Une prétendue rédemption qui sonne comme un nouveau coup de communication de la part de Ménard qui souhaite une union Le Pen/Zemmour pour faire gagner les idées les plus racistes et réactionnaires aux élections présidentielles 2022.

jeudi 10 mars

Crédits photo : capture d’écran LCI

Ce mercredi 9 mars, on a pu voir Robert Ménard, journaliste et éditorialiste réactionnaire, «  plaider coupable  » sur LCI, affirmant regretter les propos qu’il avait pu tenir lors de précédentes vagues de réfugiés, originaires cette fois-ci d’Irak ou de Syrie. Il a précisé qu’il « n’y a pas des européens chrétiens qu’il faut défendre et puis des gens qui ne sont pas européens qu’on aurait eu raison de ne pas accepter chez nous ».

Robert Ménard, soutien politique de l’extrême droite, qui souhaite, pour les élections présidentielles, une union Le Pen/Zemmour, est habitué aux moments de rédemption comme en janvier dernier envers Marine Le Pen «  j’ai eu des mots injustes à ton égard (…), mais, en même temps, les choses ont changé. Le Rassemblement national n’est pas le Front national » et poursuit sur le fait qu’elle engage "une campagne très différente de 2017, elle a pris une dimension différente, elle incarne mieux la fonction présidentielle".

Ancien militant de la LCR, puis du Parti Socialiste, Robert Ménard a peu à peu évolué politiquement vers l’extrême-droite alors qu’il était président de l’association Reporters Sans Frontières. Après avoir quitté l’association, il est devenu chroniqueur réactionnaire pour i-télé, RTL ou Sud Radio. Il a repris avec son épouse revue Médias, et a ouvert ses colonnes aux franges les plus réactionnaires et racistes entre Jean-Marie Le Pen, Alain Soral et Renaud Camus, puis a fondé le site internet Boulevard Voltaire pour lequel écrivent principalement des éditorialistes du journal d’extrême-droite Valeurs Actuelles. Il a par ailleurs pu intervenir au cours de la même période dans des colloques, des débats ou des conférences de groupes ouvertement islamophobes comme le Bloc Identitaire, le Local de Serge Ayoub ou encore le groupe Vigilance Halal.

Robert Ménard est maire de Bézier depuis 2014, élu avec le soutien du Front National, où il est connu pour ses politiques particulièrement racistes et sécuritaires. Il a, par exemple, affirmé tenir des statistiques ethniques sur les enfants scolarisés à Bézier en se basant sur leurs prénoms. Il a déposé un arrêté en 2018 qui interdit de fumer la chicha dans l’espace public . Il s’est aussi illustré dans une polémique concernant les signes religieux dans la mairie : il avait installé une crèche de Noël et un Menorah pour Hanoucca (fête religieuse juive) dans la mairie tout en exprimant son refus de décorer la mairie pour le Ramadan en raison des «  racines judéo-chrétiennes » de la France. Ménard c’est également illustré à travers des campagne d’affichage anti-migrant dans la ville.

L’hypocrisie de ces nouvelles déclarations concernant l’accueil des réfugiés ne fait aucun doute et Robert Ménard n’en est pas à son premier coup d’essai dans cette communication humaniste ; en 2020 il avait dit vouloir la démission d’un conseiller municipal pour ses propos racistes. Ancien président de Reporters Sans Frontières, il ne découvre pas la réalité de la guerre et des déplacements forcés avec la conflit en Ukraine. Il est un politicien bourgeois qui met de l’eau dans son vin de façon opportuniste pour redorer son image alors même qu’il participe à toutes les mouvances d’extrême-droite promouvant l’idée d’un occident chrétien à défendre face aux migrants et aux personnes non blanches.



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