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Non à l'exclusion !

Face à la tentative d’exclusion de la CGT PSA Poissy, soyons nombreux le 20 octobre devant le tribunal !

Alors que les salariés de PSA ont mené une grève historique dans le groupe fin septembre, la fédération de la métallurgie continue sa cabale contre le syndicat PSA Poissy, en assignant le syndicat devant la justice pour lui interdire de se revendiquer de la CGT. Solidarité !

Vincent Duse

17 octobre 2022

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Malgré les grèves historiques de fin septembre dans les usines du groupe automobile, la fédération de la métallurgie de la CGT (FTM-CGT) ne compte pas arrêter son offensive contre la CGT PSA. Après une cabale lancée l’an dernier, pour exclure l’entièreté du syndicat PSA Poissy, la fédération continue son offensive.

Malgré un congrès en novembre dernier, qui avait reconduit la direction historique du syndicat, la fédération des métaux avait monté de toute pièce un nouveau syndicat, puis avait « désaffilié » le syndicat historique de la CGT.

Face à la tentative de remplacer Jean Pierre Mercier comme délégué syndical central et le remplacer par un élu fidèle à la fédération, l’ensemble des syndiqués du groupe avait réaffirmé leur soutien à Jean-Pierre Mercier, votant à 87 % pour lui face au candidat de la FTM-CGT. Récemment, 16 délégués syndicaux de la CGT PSA se voyaient assignés en justice par la fédération, afin de les empêcher de se revendiquer de la CGT.

Alors qu’une mobilisation historique pour des augmentations de salaire a lieu autour de la grève dans les raffineries, les salariés du groupe PSA avaient été parmi les premiers cette année à débrayer pour des augmentations de salaire. Entre le 27 et le 28 septembre, 4300 salariés du groupes avaient ainsi débrayés sur les différentes usines du groupe : du jamais vu depuis 1989 dans le groupe.

En pleine mobilisation, la fédération n’a donc rien de mieux à faire que de vouloir exclure le syndicat historique de Poissy, après avoir trouvé une quinzaine d’adhérents pour construire un nouveau syndicats quand l’ancien en comptait près de 300. Le but de la fédération : mettre au pas un syndicat combatif qui refusait la passivité installée par la bureaucratie de Montreuil, et pacifier le groupe PSA comme le groupe Renault l’a été sous la direction de de Philippe Martinez, alors DSC chez Renault. Car ce qui dérange fondamentalement, c’est l’orientation lutte des classes et l’unité des syndicats à la base organisé chez PSA.

Alors qu’une nouvelle séquence de lutte des classes s’ouvre avec la grève des raffineries et le début d’une grève reconductible à la SNCF, la FTM-CGT a été une des fédérations les plus timides dans l’appel à la grève du 18 octobre. Alors que dans certains secteurs de la métallurgie, comme dans l’aéronautique (avec des grèves chez des sous-traitants comme Daher, Dassault Falcon Service ou Sabena Technics) ou encore l’automobile, avec les grèves de PSA, Renault et Renault Trucks, la fédération reste encore l’arme au pied. Cette attaque est donc clairement dirigée contre l’ensemble des syndicats qui voudraient une politique fédérale et confédérale centrée sur l’affrontement avec le patronat.

Comme nous l’avons dit, l’ensemble des militants du groupe PSA ont donné à de nombreuses reprises leur confiance au syndicat PSA Poissy et à Jean-Pierre Mercier comme délégué syndical central. Ce 20 octobre, alors que ces militants sont convoqués devant le tribunal de Bobigny, il faut une fois de plus les défendre devant une justice qui est toujours allée dans le sens de Montreuil.

Face à leur méthode, il faut encore une fois opposer notre solidarité de classe, que l’on soit de PSA ou d’ailleurs, et rappeler que seule la démocratie ouvrière doit diriger nos organisations. Ce 20 octobre, c’est l’ensemble du syndicalisme de lutte qui est assigné au tribunal : nous devons le défendre. Le rendez vous est donné à 12h devant l’annexe du Tribunal de Bobigny.


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Vincent Duse

Ouvrier PSA-Stellantis Mulhouse, militant CGT

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