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Monde

Non à la guerre

Exclusions de musiciens et de sportifs, menaces contre des restaurateurs : le délire anti-russe continue

L’élan de militarisation historique des puissances impérialistes qui s’est ouvert depuis l'éclatement de la guerre en Ukraine, se double d’un sentiment anti-russe en progression. Sportifs, intellectuels, artistes, restaurateurs, les russes sont tour à tour exclus, menacés ou boycottés. Autant d’exemples des conséquences absurdes de la pression anti-russe en Europe.

vendredi 11 mars

crédit photo : CHRISTOPH DE BARRY /AFP

La propagande impérialiste des pays de l’OTAN associe toujours plus aveuglément les russes à la politique de Poutine. Cette condamnation arbitraire d’un peuple en lieu et place de son dirigeant est désormais loin d’être le seul fait des gouvernements : entreprises, médias, associations et institutions publiques en tout genre emboitent le pas.

Rien qu’en France, ses manifestations se multiplient. À Toulouse, le chef d’orchestre russe Tugan Sokhiev, sommé de prendre position par la mairie contre le Kremlin, a démissionné de l’orchestre national du Capitole ou il était directeur musical. À Cannes, la direction du festival déclare qu’elle n’accueillera aucune délégation russe tant que le conflit se poursuit. À Strasbourg, l’orchestre philarmonique annule des titres de son programme : De Paris à Moscou, Esthétiques russes et Maîtrises russes

Si les censures dans le monde de la culture révèlent l’absurdité de cette escalade réactionnaire, cet embrigadement guerrier fait peser une pression croissante sur la communauté russe en général comme l’indique, par exemple, la multiplication des menaces faites aux restaurateurs russes. Les attaques contre les salariés de la chaine (québécoise) Maison de la Poutine appelés à « rentrer chez eux » montrent s’il en est le caractère délirant de la progression du sentiment anti-russe. La semaine dernière en Allemagne, c’était un supermarché russe qui en faisait les frais.

Au final, la propagande pro-OTAN qui censure, boycott, menace et amalgame tout ce qui de près ou de loin peut avoir un rapport avec la Russie à « l’envahisseur » pour justifier sa militarisation n’a rien à envier à celle du bourreau du Kremlin. Face à cela, il est urgent de construire un pôle de classe et internationaliste contre la guerre, en solidarité avec le peuple ukrainien, contre l’agression militaire de Poutine, mais aussi contre le rôle impérialiste de l’OTAN. Il n’y a pas d’autre chemin vers la paix que celui qui avec tous les peuples est contre tous leurs bourreaux. Faut-il le rappeler, des milliers de russes ont été arrêtés parce que manifestant contre la guerre. Faut-il le rappeler encore, les populations russes sont elles aussi victimes de cette guerre réactionnaire ainsi que des sanctions économiques appliquées à la Russie par les Etats impérialistes.

Sur ce terrain, les boycott et exclusions en tout genre doivent être analysés pour ce qu’ils sont. Un moyen pour les pays impérialistes dont la France de nourrir un sentiment national et pro-OTAN et de diaboliser la Russie dans une surenchère guerrière. Or, le véritable responsable de cette guerre n’est pas la population russe mais bien le gouvernement autocratique de Poutine et l’OTAN et sa politique de réarmement militaire.



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