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Contre la gauche patronale

États-Unis. Après la trahison des cheminots par DSA, de quel parti avons-nous besoin ?

La complicité de la gauche du parti Démocrate avec la stratégie de Joe Biden pour empêcher la grève des cheminots fin 2022 a amorcé un débat dans la gauche états-unienne sur le parti qu’il est nécessaire de construire pour les travailleurs. Pour Left Voice, cette trahison doit sonner l’alarme : il est temps de construire un parti de la classe ouvrière qui défende une perspective révolutionnaire sans concession.

Jimena Vergara

3 janvier 2023

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Dans cet article initialement publié dans Left Voice le 22 décembre Jimena Vergara traite d’un important débat qui se développe dans la gauche étasunienne sur la récente lutte des cheminots pour obtenir des congés maladie, trahie par la gauche du Parti Démocrate et des élus de l’organisation Democratic Socialists of America. A partir des bilans de cette séquence, elle ouvre une discussion sur le parti qu’il est nécessaire de construire aux États-Unis.

L’été dernier, les négociations entre les compagnies ferroviaires et les syndicats de cheminots se sont heurtées à l’intransigeance des patrons qui refusaient d’accorder des jours de congé maladie dans le cadre des négociations contractuelles. Les chemins de fer sont régis par le Railway Labor Act (règlement spécifique au ferroviaire) et non par le National Labor Relations Act (loi nationale pour les employés du secteur privé), ce qui habilite le Congrès à intervenir dans les négociations en cas d’impasse.

En juillet, le président Joe Biden, à la demande expresse des compagnies ferroviaires et des patrons, a créé par décret un Conseil Présidentiel d’Urgence (Presidential Emergency Board, PEB) pour intervenir dans les négociations. L’impasse entre les cheminots et les patrons se prolongeant, le PEB a pris les choses en main : à la fin du mois de novembre, dans un effort évident pour éviter une grève en plein milieu d’une économie en difficulté, il a "recommandé" aux parties en conflit de négocier sur des conditions qui n’étaient pas celles décidées au départ par les travailleurs.

L’absence de jours de congé maladie rémunérés, une demande clé des travailleurs, a été remarquée. La bureaucratie traditionnelle, y compris la direction des Teamsters, le syndicat de conducteurs auquel sont affiliés deux des syndicats de cheminots - la Brotherhood of Maintenance of Way Employees Division et la Brotherhood of Locomotive Engineers and Trainmen - a applaudi l’intervention du président.

Sur les douze syndicats impliqués dans les négociations, quatre d’entre eux, représentant la majorité des cheminots, ont voté contre la proposition de nouveau contrat du PEB. Le lundi 28 novembre, Biden a demandé au Congrès d’appliquer l’accord de principe, menant ainsi la charge contre les travailleurs du rail.

Il est clair que les actions de Biden et celles du Congrès étaient conformes aux intérêts des bourgeois qui possèdent les chemins de fer. Le Congrès a évité une grève des chemins de fer qui aurait pu causer des millions de pertes pour les capitalistes, déstabiliser les chaînes d’approvisionnement encore affaiblies et faire des cheminots le sujet des conversations du dîner des fêtes.

Comme nous le savons déjà, ce vote a été soutenu par la plupart des candidats soi-disant socialistes de DSA (Democratic Socialists of America) au Congrès. Le vote des élus de DSA a suscité l’indignation non seulement de la gauche, mais aussi de la propre base de DSA et de toute une génération de jeunes qui, depuis la grève de l’année dernière, se sont engagés avec dévouement dans l’organisation syndicale et les actions militantes contre le racisme et la discrimination sur leur lieu de travail, de Starbucks à Amazon.

Les votes d’Alexandria Ocasio Cortez, Cori Bush, Jamaal Bowman et compagnie ne sont pas le produit d’une erreur individuelle ou d’un manque de jugement, mais le résultat d’une politique de collaboration de classe. Il est impossible de demander des comptes à des politiciens qui sont l’aile gauche d’un parti capitaliste comme le Parti Démocrate. Les Démocrates sont responsables devant les patrons, comme Warren Buffet, qui est l’un des super riches donateurs du Parti Démocrate et qui possède des milliards d’actions dans les chemins de fer.

La voie à suivre pour obtenir plus de syndicats, des congés maladies, de meilleurs salaires, etc. est de construire un mouvement ouvrier militant. Mais il est impossible d’y parvenir si nous sommes politiquement subordonnés au Parti Démocrate. Nous avons besoin d’une organisation indépendante de la classe ouvrière dont l’orientation centrale est le développement de la lutte de classe depuis les lieux de travail, en proposant des grèves et des actions militantes. Un parti de la classe ouvrière axé sur la lutte des classes doit se battre pour ces revendications, non pas dans les couloirs du Congrès, mais en utilisant la tribune parlementaire pour soutenir la lutte dans les rues et sur les lieux de travail.

Si nous avions de véritables représentants de la classe ouvrière au Congrès, ils n’auraient pas seulement voté contre l’initiative de Biden, mais auraient également insisté sur la nécessité d’une grève des chemins de fer. De telles actions - celles qui construisent et soutiennent le pouvoir de la classe ouvrière, et non qui le sapent - ne peuvent être menées en étant l’aile gauche d’un des deux grands partis qui gouvernent pour les patrons ; cette voie se limitera toujours à négocier des miettes pour la classe ouvrière.

Il n’y a pas d’argument socialiste pour justifier l’injustifiable

Les députés de DSA ont essayé de justifier le vote comme le ferait n’importe quel politicien bourgeois. En fin de compte, il s’agit de manœuvres et de négociations d’arrière-boutique dans le dos des travailleurs.

Il ne viendrait jamais à l’esprit de ces députés "socialistes" qu’au lieu d’empêcher une grève, leur travail pourrait en fait consister à utiliser leur place au Congrès pour expliquer à des millions de personnes le bien-fondé et l’importance d’une grève des chemins de fer. Il ne viendrait jamais à l’esprit de ces députés "socialistes" qu’ils auraient dû utiliser leur visibilité pour soutenir les cheminots et montrer qu’il vaut la peine de faire grève et de se battre avec les méthodes de la classe ouvrière, non seulement pour de meilleurs salaires, mais au-delà. Notre perspective est que la classe ouvrière doit relier la lutte pour de meilleures conditions avec la lutte pour un avenir socialiste.

Certains secteurs de la gauche citent les exemples de Rashida Tlaib et de Bernie Sanders en tant que membres du Congrès qui sont restés fidèles aux travailleurs en votant contre un contrat qui ne prévoyait pas de congés maladie. Mais ils sont également complices de la manœuvre du Parti Démocrate visant à arracher des mains des travailleurs le droit de lutter pour leurs revendications. Sanders n’a peut-être pas voté pour le projet de loi qui est arrivé au Sénat, mais il négociait en coulisses un accord dans le dos des travailleurs de base, faisant concession après concession à l’aile droite du Parti Démocrate et aux capitalistes. Et par leur allégeance permanente au Parti Démocrate capitaliste, tant Tlaib que Sanders ne font que fournir une couverture de gauche à un régime qui cherche à maintenir un ordre social qui fonctionne en faveur des riches et des puissants.

Le Congressional Progressive Caucus avait un projet de loi distinct qui aurait ajouté sept jours de congé maladie à l’accord avec les syndicats cheminots, et les représentants de DSA ont donc négocié avec le Parti Démocrate pour qu’il vote en faveur de l’initiative de Biden visant à soumettre cet amendement au Sénat. Deux projets de loi distincts ont été envoyés au Sénat.

Celui qui imposait le contrat aux syndicats des chemins de fer sans jours d’arrêt maladie a été approuvé, celui qui légiférait les jours d’arrêt maladie ne l’a pas été. S’attendaient-ils vraiment à un résultat différent ? Joe Burns, auteur de Class Struggle Unionism, l’a exprimé ainsi sur Twitter :

Si les Démocrates voulaient vraiment que les cheminots aient des congés maladie, pourquoi ne l’auraient-ils pas inclus dans un seul projet de loi, celui qui comprenait la législation anti-grève ? La réponse est claire, car ils voulaient que la voie soit libre pour que le Sénat bloque la grève mais n’approuve pas le congé maladie. Le fait d’avoir des projets de loi séparés signifiait que la législation anti-grève serait toujours adoptée.

Et comme Andy Sernatinger du magazine Tempest l’a très bien expliqué :

Si vous croyiez vraiment à l’obtention de congés maladie pour les travailleurs, ne le mettriez-vous pas dans la même législation ? Séparer les projets de loi était le même jeu de passe-passe qu’ils ont joué avec Build Back Better : séparer les réformes que les progressistes voulaient du projet de loi de base pour donner l’apparence d’un mouvement, mais en s’assurant qu’elles échouent.

En réponse à ce vote, la base de DSA et certains groupements internes ont demandé l’expulsion des représentants qui ont voté avec Biden. Ce n’est pas la première fois que des représentants de DSA votent contre les attentes de la base de l’organisation.

Au début de l’année, le vote de Jamaal Bowman en faveur du Dôme de fer et des millions de dollars de budget que les États-Unis accordent année après année à Israël, a provoqué une secousse interne dans l’organisation. Les tentatives de sanctionner Bowman ont été rapidement étouffées par la direction de l’organisation et les sections de droite. Cette expérience, ainsi que la dernière débâcle concernant le contrat ferroviaire, amène de nombreux militants de DSA à se demander s’il peut y avoir des procédures démocratiques pour tenir les candidats élus responsables.

Bien sûr, les élus d’un parti de la classe ouvrière qui se bat véritablement pour le socialisme doivent rendre des comptes à la base de leur organisation, mais le problème est plus fondamental.

Ce qui est en crise, c’est la stratégie de la direction de DSA consistant à accumuler des élus socialistes au sein du Parti Démocrate pour faire pression sur le parti afin qu’il se tourne vers la gauche. Ce qui est en crise, c’est la stratégie consistant à faire naître l’espoir que Biden serait un président réformiste, que la classe ouvrière serait donc capable de gagner des réformes fondamentales pendant son mandat, et que les organisations de la classe ouvrière et des mouvements sociaux devraient collaborer avec son administration comme Bernie Sanders et le Squad l’ont fait jusqu’à présent.

Aucune réforme significative n’a été adoptée sous l’administration Biden. Au contraire, nous avons perdu le droit à l’avortement au niveau fédéral, les départements de police ont reçu des budgets de plusieurs millions de dollars dans les États bleus (NdT : couleur du Parti Démocrate), les enfants qui traversent la frontière continuent d’être séparés de leurs parents, les droits des personnes transgenres ont été bafoués dans des dizaines d’États, aucune loi pro-travail n’a été adoptée (pas même la loi limitée PRO), et le démantèlement des syndicats se poursuit à un rythme soutenu, en particulier dans les lieux de travail nouvellement organisés comme Amazon et Starbucks.

Quelle différence significative le « groupe socialiste » au Congrès a-t-il fait jusqu’à présent ? Aucune. Au contraire, leur approbation de la politique impérialiste d’alliance inconditionnelle avec l’État sioniste d’Israël, et maintenant leur approbation de l’écrasement de la grève des cheminots, ne font que ternir davantage le rôle des socialistes auprès de la classe ouvrière.

L’énergie du nouveau mouvement ouvrier, y compris une grande partie de la base de DSA, qui s’est exprimée lors de la dernière conférence Labor Notes à laquelle ont participé 4 000 militants, ne peut être laissée se dissiper dans la démoralisation et la défaite. Au contraire, cette énergie doit être mise au service d’une stratégie différente : rompre avec le Parti Démocrate et construire une organisation de la classe ouvrière qui aidera à former un nouveau mouvement ouvrier combatif, militant et en indépendance de classe.

Nous avons besoin d’un parti à nous

L’une des choses les plus étranges de toute la situation créée par le vote du Congrès est qu’elle a, de manière perverse, fait passer le Parti Républicain pour les défenseurs de la classe ouvrière. Pour être clair, les deux partis capitalistes, Républicains et Démocrates, sont unis dans leur soutien à la classe dirigeante, mais le fait que de nombreux Républicains aient voté contre la proposition de forcer les travailleurs du rail à accepter un contrat qu’ils avaient explicitement rejeté ne fera que pousser davantage de travailleurs vers la droite, alimentant le genre de populisme de droite qui a porté Trump au pouvoir. Les Républicains sont utilisés par les Démocrates comme l’éternel "épouvantail", mais lorsqu’ils sont au pouvoir, ils ont appliqué les mêmes lois adoptées par les administrations républicaines précédentes.

En l’absence d’une alternative pour la classe ouvrière, les socialistes doivent proposer un moyen de sortir de cette impasse.

A contre-courant de la direction de DSA et de la bureaucratie syndicale, un phénomène encore modeste mais significatif se développe dans le mouvement ouvrier. Ce processus a été en partie incarné par les 4 000 militants syndicaux qui se sont réunis cette année à la conférence Labor Notes.

Ils sont représentatifs d’une jeunesse multiraciale, organisée à gauche ou non, qui veut améliorer leurs conditions de vie et de travail et qui veut lutter contre l’oppression qu’elle subit sur son lieu de travail. Cela s’est exprimé dans la vague de syndicalisation qui n’a fait que croître depuis octobre de l’année dernière. Ce sont des jeunes qui ont vécu les expériences de Black Lives Matter et de la pandémie, et qui en ont tiré la conclusion que s’organiser en tant que travailleurs est le meilleur moyen de lutter pour - et de gagner - leurs revendications.

Nous avons vu ce phénomène chez les travailleurs de Starbucks, les travailleurs d’Amazon, les travailleurs de Trader Joe’s, les travailleurs de Chipotle, les travailleurs du théâtre, et plus récemment dans les luttes militantes des travailleurs de l’enseignement supérieur.

En tant que socialistes, nous devons soutenir ces efforts aussi largement et passionnément que possible, car leurs victoires seront une inspiration pour le reste de notre classe et montreront que nous pouvons gagner. C’est ainsi que nous, à gauche, pouvons construire les fondations d’un nouveau parti.

Cette génération mérite mieux que de voir ses rêves et ses revendications étouffés par le Parti Démocrate. Nous avons besoin d’un parti à nous.

Nous avons besoin d’un parti de la classe ouvrière responsable devant ses membres et devant la classe ouvrière, et non devant l’establishment démocrate et les patrons. Nous avons besoin d’un parti de la classe ouvrière qui encourage la lutte des classes, et non qui l’étouffe.

Notre responsabilité en tant que socialistes n’est pas de faire des compromis avec les patrons et les politiciens capitalistes pour recevoir des miettes, mais de développer la conscience de la classe ouvrière dans chaque lutte, dans chaque élection, dans chaque tract, sur les piquets de grève et dans les grèves. Arrêter une grève va à l’encontre de toute la tradition de lutte de notre classe, de la classe ouvrière, et de la pratique des révolutionnaires. Pour nous, les grèves sont des écoles de guerre. Comme Lénine l’a dit clairement :

Lorsque les riches capitalistes sont confrontés à des travailleurs individuels, sans propriété, cela signifie l’asservissement total des travailleurs. Mais lorsque ces travailleurs sans propriété s’unissent, la situation change. Il n’y a pas de richesse qui puisse profiter aux capitalistes s’ils ne trouvent pas de travailleurs disposés à appliquer leur force de travail aux instruments et aux matériaux appartenant aux capitalistes et à produire de nouvelles richesses. Tant que les travailleurs doivent traiter avec les capitalistes sur une base individuelle, ils restent de véritables esclaves qui doivent travailler continuellement pour le profit d’autrui afin d’obtenir une croûte de pain, qui doivent rester à jamais des mercenaires dociles et inarticulés. Mais lorsque les travailleurs formulent leurs revendications en commun et refusent de se soumettre aux sacs d’argent, ils cessent d’être des esclaves, ils deviennent des êtres humains, ils commencent à exiger que leur travail ne serve pas seulement à enrichir une poignée d’oisifs, mais qu’il permette à ceux qui travaillent de vivre comme des êtres humains. Les grèves inspirent donc toujours la crainte aux capitalistes, car elles commencent à ébranler leur suprématie.

Dans le contexte actuel aux Etats-Unis, cela signifie que les révolutionnaires doivent participer à chaque lutte syndicale dans le but de forger un nouveau mouvement ouvrier qui luttera avec ses méthodes pour construire de nouveaux syndicats et pour renverser toutes les lois anti-grèves et anti-syndicales dans ce pays.

Nous avons également besoin d’un parti de la classe ouvrière qui se bat pour les intérêts de la classe ouvrière dans le monde entier : plus de représentants au Congrès se disant socialistes alors qu’ils soutiennent l’impérialisme américain et la répression de la lutte de libération de nos camarades en Palestine. Plus de représentants au Congrès parlant de socialisme tout en collaborant avec un gouvernement qui opprime nos camarades au Mexique.

Nous avons besoin d’un parti de la classe ouvrière avec une stratégie révolutionnaire qui ne fait pas de discrimination entre nos luttes pour les demandes économiques et nos luttes contre le racisme et l’oppression, mais les unifie dans la même lutte contre le capitalisme.

La base de DSA, les jeunes qui luttent pour les syndicats et contre l’oppression sur leur lieu de travail et dans les écoles, les petites mais nouvelles organisations qui ont émergé de BLM en 2020, et la large gauche socialiste et communiste ont l’opportunité de remettre en question l’idée qu’il n’y aurait pas d’alternative en dehors du Parti Démocrate. Nous avons l’opportunité de discuter avec des milliers de personnes sur nos lieux de travail et d’étude du parti dont nous avons besoin.

Notre tâche en tant que socialistes révolutionnaires n’est pas seulement d’unir les rangs de l’extrême gauche, mais de construire un parti de la classe ouvrière et des opprimés par dizaines de milliers. En d’autres termes, la lutte pour convaincre des secteurs de la classe ouvrière de rompre avec le Parti Démocrate est essentielle.

Nous devons nous organiser dans le mouvement ouvrier et les mouvements sociaux sans être accablés par les trahisons d’un parti qui n’a rien à voir avec les intérêts des exploités et des opprimés.


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