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Politique

#AnasseKazib2022

En Roya, Anasse Kazib à la rencontre des compagnons d’Emmaüs et de Cédric Herrou

Ce mercredi 23 février, Anasse Kazib était invité en Roya par Cédric Herrou et les compagnons d’Emmaüs dans le cadre d’une série d'interviews de candidats à l’élection présidentielle. Lors d'échanges filmés, il est revenu sur son programme sur les salaires, l'ouverture des frontières ou encore la santé.

vendredi 25 février

A l’initiative d’Emmaüs Roya et de Cédric Herrou, des discussions avec des candidats à l’élection présidentielle vont se tenir dans les jours qui viennent en Roya dans le cadre du projet « Les compagnons d’Emmaüs interviewent les Présidentiables ». Une initiative qui a pour but de visibiliser les précaires et les personnes sans-papiers dans un contexte d’élection aux relents particulièrement réactionnaires et xénophobes.

« On a voulu montrer qui sont ces personnes en situation irrégulière, qui sont ces jeunes, ces vieux, et quelle est leur idée de la politique à travers les questions qu’ils posent aux présidentiables. C’est un projet pédagogique avant tout. On entend parler des migrants, des sans-papiers, des précaires dans tous les meetings, mais on ne leur parle jamais à eux et on ne leur donne pas la parole » raconte Cédric Herrou à Révolution Permanente.

Après la venue de la France Insoumise, ce mercredi, c’est Anasse Kazib qui s’est rendu à Breil-en-Roya. Toute la matinée, des échanges se sont enchaînés autour de questions programmatiques relatives aux salaires, à la santé et à la casse de l’hôpital public, à la situation des sans papiers, aux médias, etc.

L’occasion pour Anasse Kazib d’égrainer, face à Adama, le programme qu’il porte dans cette présidentielle, notamment économique : « on est révolutionnaires, on défend le partage du temps de travail entre toutes et tous. Il faut aussi augmenter les salaires, et un SMIC à 1800€ net. » Interrogé sur la situation des sans-papiers, le cheminot tranche clairement : liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous.

La question du mal logement et des conditions d’accueil des personnes migrantes a aussi été abordée. Bassekou qui, venu de Guinée en traversant la mer Méditerranée, s’est retrouvé sans domicile fixe une fois arrivé en France, et a expliqué la détresse dans laquelle il a vécu au même titre que les secteurs les plus précaires de la population, souvent immigre ou issue de l’immigration.

Alors que près de 12 millions de personnes sont touchées par la crise du logement, Anasse Kazib a mis en avant des revendications radicales telles que la réquisition des 3 millions de logements vides pour en finir pour de bon avec le mal logement.

Alexandru, autre compagnon d’Emmaüs, a de son côté mis en évidence les inégalités criantes entre les grands patrons qui se sont remplis les poches pendant la crise du Covid, et le reste de la population. Sur ce terrain, Anasse Kazib a insisté sur la nécessité d’exproprier la santé privée et les laboratoires pharmaceutiques entre les mains des travailleuses et travailleurs, pour en finir avec une santé entre les mains du marché.

La matinée aura également permis de revenir sur les médias et leur rôle dans la montée de l’extrême-droite, avec Benjamin, mais aussi de discuter avec Idrissa des limites du modèle associatif, dont les militants tentent avec leurs moyens de répondre aux conséquences dramatiques d’un système en crise qu’il s’agit de renverser.

Filmés, les échanges avec l’ensemble des candidats ayant accepté l’exercice seront publiés à partir du mois de mars, sans coupure des réponses.



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