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L’hygiène est-elle un luxe ?

En France, 3 millions de personnes trop pauvres pour s’acheter des produits d’hygiène de base

Selon un sondage Ifop pour l’association Dons Solidaires, 3 millions de Français sont contraints, faute de moyens, de se priver de produits d’hygiène de base. Dont 1,7 million de femmes sans protections hygiéniques durant leurs règles.

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Crédit photo : Félix Bollez

D’après un sondage mené par l’IFOP sur l’hygiène et la précarité, il y a 3 millions de Français qui n’ont pas les moyens de s’acheter des produits d’hygiène de base, dont 1,7 millions de femmes qui ne disposent pas suffisamment de protections hygiéniques. L’étude, qui avait pour objectif principal de mesurer l’impact de la précarité sur l’hygiène corporelle, montre à quel point les soins les plus basiques sont rendus inaccessibles aux personnes les plus précaires. Selon le sondage, les produits hygiéniques, tels que le gel douche, les couches et la lessive, sont la première demande des associations qui viennent en aide aux personnes précaires.

La situation serait encore plus critique pour les femmes qui, plongées dans la précarité, n’auraient même pas accès à des protections hygiéniques. Une des personnes interviewés, Leïla, en témoigne : « Quelques fois, il n’y en a pas à l’épicerie sociale, je suis obligée de patienter deux jours avec un papier toilette ». Et, bien évidemment, ce problème a de lourdes conséquences sur leur vie professionnelle, puisque 17 % des bénéficiaires de l’association ne sortent pas de chez elles ou manquent le travail dès lors qu’elles ont leurs règles sans protections hygiéniques.

Toujours selon l’étude, si elles n’en obtiennent pas à travers les aides sociales, 34% des familles renoncent à acheter des couches, pourtant nécessaires pour subvenir à leurs besoins les plus essentiels. Force est de constater que les femmes sont les plus durement atteintes par la précarité, bien même qu’il s’agisse d’un problème généralisé dans ce système. Plongées dans la pauvreté, elles sont écartées de la vie publique et rencontrent encore plus de difficultés professionnelles.

L’étude fait également le lien entre précarité, estime de soi et insertion sociale, mettant en lumière le fait que ce système façonne les subjectivités, écrase une grande partie de la population qui, par manque de moyen pour pouvoir subvenir à leurs besoins les plus basiques, renoncent à sortir de chez eux.


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