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Racisme et violences d’Etat

Deux personnes tuées en voiture après avoir été poursuivies par la gendarmerie

Dans la nuit de jeudi à vendredi à Juvignac, une course-poursuite de la gendarmerie s'est terminée par un terrible accident de la route, qui a fait 2 morts, 3 blessés graves et 2 blessés légers. Ces deux nouveaux décès alourdissent encore le nombre de victimes dans le cadre d'un contrôle de police : ce sont 6 personnes qui ont perdu la vie en seulement trois mois.

vendredi 17 juin

Crédit photo : Eva TISSOT

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une voiture refuse le contrôle d’une patrouille de gendarmerie de la compagnie de Castelnau, à Juvignac. La gendarmerie se lance alors à sa poursuite, et va jusqu’à s’engager à contresens sur l’autoroute, pour un simple refus d’obtempérer.
Au niveau de la bretelle d’accès à la nationale 109, la voiture poursuivie percute frontalement un autre véhicule, avant qu’une troisième voiture ne puisse éviter la collision.

Le bilan de l’accident est très lourd. Deux jeunes hommes de 20 et 25 ans sont décédés sur le coup. Trois autres personnes, de 20, 22, et 24 ans ont été hospitalisées dans un état jugé critique. Enfin, deux autres jeunes de 20 ans ont été blessés plus légèrement.
Nos pensées vont aux familles et aux proches de ces jeunes victimes de ce drame.

Si les circonstances restent floues, la course poursuite à l’origine du drame a de quoi interpeller tant les risques impliqués étaient grands. Le procureur de la République a de son côté justifié le comportement des gendarmes, donnant une première version des faits : « compte tenu du danger représenté par ce véhicule, les gendarmes seraient d’abord restés à distance puis se seraient engagés derrière le véhicule sur l’autoroute » a-t-il expliqué selon des propos rapportés par Midi Libre.

Mais les deux jeunes hommes décédés viennent s’ajouter à la longue liste des personnes qui sont mortes après avoir croisé la police ces dernières semaines. Les circonstances qui entourent ces morts sont souvent floues, mais les versions policières qui invoquent systématiquement la légitime défense sont toujours mises à mal par les faits. C’est le cas par exemple pour les morts de Boubacar et Fadjigui, tués par un policier qui leur a tiré dans le dos, ou encore celle de Rayana, tuée à Clignancourt.



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