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3000 suppression d’emplois par an. Un rapport sénatorial prépare la casse de la SNCF

Dans un rapport présenté le 8 mars, les sénateurs Hervé Maurey (Les Centristes) et Stéphane Sautarel (LR) préconisent une réduction des effectifs de la SNCF de 2 % par an, soit 3000 équivalents temps plein d’ici 2026.

jeudi 10 mars

La droite sénatoriale veut faire payer les travailleurs du rail !

Pour trouver les milliards nécessaires aux investissements envisagés dans leur rapport, les sénateurs ont une solution : faire payer les travailleurs et les travailleuses du rail en réduisant les embauches et en licenciant ! Au rythme d’une réduction des effectifs de 2 % par an, ils projettent la suppression de 3000 équivalents temps plein d’ici 2026 avec à la clef plus d’un milliard d’euros d’économies.

Ainsi, en prétendant se livrer à une critique acerbe de la politique du gouvernement quant à la gestion de la SNCF, les sénateurs préparent en réalité la prochaine étape de la casse du service publique ferroviaire. La réforme menée en 2018 par Emmanuel Macron et Elisabeth Borne avait en effet franchi des étapes décisives dans la libéralisation du chemin de fer en transformant la SNCF en société anonyme, en privant tous les nouveaux embauchés du statut de cheminots et en organisation l’ouverture progressive du secteur à la concurrence.

Macron prépare une offensive anti-ouvrière pour son prochain quinquennat

Dans la continuité des politiques anti-sociales qui ont marqué le quinquennat Macron, comme le possible report de l’âge de départ à la retraite à 65 ans s’il est réélu, et des attaques répétées contre les cheminots qui à l’image de la réforme du rail en 2018 et celle des retraites en 2020, ce rapport ne devrait pas tomber dans l’oreille d’un sourd. À un mois du premier tour de l’élection présidentielle, le rapport des sénateurs pourrait donner des idées à une future majorité pour poursuivre l’offensive contre les cheminots, alors que déjà 7000 emplois ont été supprimés à la SNCF entre 2017 et 2019 et 3000 de plus en 2021. Cela est d’autant plus probable qu’Hervé Maurey, sénateur membre du parti Les Centristes, siège à la chambre haute au sein du groupe Union Centriste, groupe parlementaire partagé avec le Modem et le Parti radical, deux formations ayant rejoint Ensemble Citoyens, le regroupement de soutien à Macron constitué en vue des élections législatives.

Avec Macron ou un autre politicien néolibéral, le prochain quinquennat sera sans nul doute marqué par de nouvelles offensives anti-ouvrières, en matière de retraites comme de chemin de fer. Le mouvement ouvrier doit s’appuyer sur les acquis historiques de la grève de l’hiver 2019/2020 contre la réforme des retraites, notamment la coordination RATP-SNCF, pour se tenir prêt aux nouvelles batailles qui s’annoncent.



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